Le journaliste et écrivain Gil Courtemanche est décédé la nuit dernière des suites d'un cancer, ont annoncé les Éditions du Boréal. À 68 ans, il avait sous la cravate une longue carrière de reporter baroudeur, de chroniqueur et d'animateur.

Le journaliste et écrivain Gil Courtemanche est décédé la nuit dernière des suites d'un cancer, ont annoncé les Éditions du Boréal. À 68 ans, il avait sous la cravate une longue carrière de reporter baroudeur, de chroniqueur et d'animateur.

Passionné de politique internationale, Gil Courtemanche a été correspondant, notamment sur le continent africain, pour Radio-Canada. Il a collaboré à plusieurs émissions du réseau public en plus de participer à la fondation du quotidien indépendantiste Le Jour et de signer des articles dans La Presse. Au cours de la dernière décennie, il était chroniqueur au Devoir et au Soleil.

> Sa dernière chronique dans Le Devoir: La fatigue du rêve

Gil Courtemanche a également signé plusieurs essais et romans, dont Un dimanche à la piscine à Kigali dans lequel il raconte le génocide au Rwanda. Ce roman paru en 2000 a connu un succès mondial. Il a été salué par le Prix des libraires du Québec en 2001 et adapté au cinéma en 2006. Son deuxième roman, Une belle mort, a lui aussi été porté à l'écran. Son plus récent livre, Je ne veux pas mourir seul, est une autofiction amoureuse.

> Entretien avec Chantal Guy dans La Presse pour la sortie de Je ne veux pas mourir seul.

Homme de conviction, il avait récemment fait couler beaucoup d'encre pour avoir refusé d'être mise en candidature pour l'obtention du Grand Prix littéraire Archambault 2010. Il avait appelé ses confrères écrivains à l’imiter pour protester contre l'attitude de Quebecor et de son patron, Pierre Karl Péladeau, notamment dans le conflit de travail au Journal de Montréal.

Les détails sur la cérémonie funéraire seront communiqués ultérieurement.

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