Les négociations
collectives au quotidien La Tribune, propriété de Gesca,
sont dans l’impasse. 87% des 130 syndiqués ont rejeté hier les
offres patronales. Le groupe ayant conclu une entente dans l’ensemble
de ses quotidiens (La Presse, Le Soleil, Le
Quotidien
, La Voix de l’Est, Le Nouvelliste
et Le Droit), le quotidien de Sherbrooke est le dernier
bastion de contestation.

«L’employeur
fait fi des particularités de La Tribune
en demandant des concessions qui ne répondent pas aux besoins du
quotidien de Sherbrooke et il doit revoir son approche»,
estime le représentant national du Syndicat canadien des
communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ), Jean-Pierre
Gallant.

Les négociations
collectives au quotidien La Tribune, propriété de Gesca,
sont dans l’impasse. 87% des 130 syndiqués ont rejeté hier les
offres patronales. Le groupe ayant conclu une entente dans l’ensemble
de ses quotidiens (La Presse, Le Soleil, Le
Quotidien
, La Voix de l’Est, Le Nouvelliste
et Le Droit), le quotidien de Sherbrooke est le dernier
bastion de contestation.

«L’employeur
fait fi des particularités de
La Tribune
en demandant des concessions qui ne répondent pas aux besoins du
quotidien de Sherbrooke et il doit revoir son approche»,

estime le représentant national du Syndicat canadien des
communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ), Jean-Pierre
Gallant. Le président de l’unité de négociation locale, Gilles
Morency, invite donc la partie patronale à profiter des rencontres
de négociation inscrites à l’agenda pour «mettre
de l’eau dans son vin».

Mais,
la présidente-éditrice de
La Tribune,
Louise Boisvert, n’a pas l’intention de retourner à la table des
négociations. Elle affirme d’ailleurs qu’aucune rencontre n’est
prévue.
«De notre
côté, la négociation est terminée. Il n’y a pas de raison que les
employés de
La Tribune
aient des conditions de travail différentes de l’ensemble des
journaux», explique-t-elle, faisant référence au «mandat
corporatif incontournable» que Gesca a imposé à l’ensemble de ses
publications, à commencer par
La Presse.

«mandat
corporatif incontournable»

Ce cadre fait
passer la semaine de travail de 32,5 à 35 heures et de quatre à
cinq jours sans augmentation de salaire. L’employeur impose plutôt
un gel salarial de trois ans. «C’est comme nous demander de faire 4
semaines de bénévolat par an», calcule Gilles Morency. Le «mandat
corporatif incontournable» implique également des concessions au
plan du régime de retraite et des vacances. «L’employeur souhaite
couper une semaine de vacances à tous les journalistes», rapporte
le représentant syndical.

Malgré ces pierres d’achoppement
importantes, Gilles Morency souligne que les syndiqués de La
Tribune
ne sont pas contre l’uniformisation des conditions de
travail au sein du groupe. Cependant, il soutient que ce n’est pas ce
qui leur est offert puisque le plan patronal ne prend pas en compte
les concessions déjà faites à Sherbrooke. «On a déjà accepté
une diminution de salaire de 5%, il y a une dizaine d’années, et ça
n’a jamais été récupéré», explique-t-il. Il ajoute que le
salaire des journalistes de La Tribune est d’ores et déjà
jusqu’à 15% inférieur à celui de ceux du Nouvelliste, à
Trois-Rivière.

Gilles Morency demeure toutefois
confiant. Contrairement à ses collègues du Soleil ou de La
Presse
qui ont accepté l’offre de leurs patrons après qu’ils
les aient menacés de fermer leur journal, il soutient qu’il n’a
jamais été question de fermer La Tribune.
Les possibilités d’un lock-out ou d’une grève n’ont pas non plus
été évoquées, assure-t-il.

Voir aussi: Le Soleil: Gesca arrache une entente de principe

[node:ad]