Idées
Il y a trois mois, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) mettait la hache dans son magazine, le Trente. La fréquence parution de la revue a été réduite à trois numéros par an au lieu de dix et le poste de rédacteur en chef adjoint, occupé par Patrick Déry, a été supprimé. La fédération explique avoir été forcée de faire ce choix crève-cœur en raison de difficultés financières. Mais, pour Patrick Déry, cette justification ne tient pas la route. Il accuse la FPJQ et son président, Brian Myles, de cacher la vérité à ses membres dans une lettre que nous publions intégralement.
Les propos de Luc Lavoie, architecte de Sun News, à notre micro, n'en finissent pas de faire sourciller. Le chroniqueur média du Devoir, Stéphane Baillargeon, y consacre ce matin une chronique complète intitulée «Vers le populisme».
Collaboration spéciale: Marc-François Bernier (Ph. D.), Chaire de recherche en éthique du journalisme, Université d'Ottawa.
Historiquement, les journalistes ont été à la fois les principaux cueilleurs, les premiers trieurs, les meilleurs synthétiseurs et les plus grands diffuseurs de l’information destinée au public. Ce rôle démocratique fondamental, le journalisme traditionnel en a perdu l'exclusivité. Plusieurs pensent même qu'il l'a négligé pour des raisons commerciales. Mais d'autres journalismes sont en voie de prendre la relève. Le journalisme est mort. Vive les journalismes!
Les parlementaires se penchent depuis hier sur le conflit de travail au Journal de Montréal qui dure depuis plus de deux ans. Ils s'intéressent précisément aux dispositions anti-briseurs de grève prévues au Code du travail et ont exclu la concentration de la presse de leur mandat. Depuis le début des audiences, ce dossier est pourtant, encore une fois, l'éléphant dans la pièce.
Le professeur Marc-François Bernier, titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en communication, spécialisée en éthique du journalisme, a soumis aux députés quatre recommandations en lien direct avec la convergence. Nous publions ici son rapport.
Ainsi, la ville de Caraquet modifie sa politique de communication avec les médias. Les journalistes pourront aborder plus d’un sujet lors d’une rencontre avec le maire ou les autorités municipales.
Il s’agit d’une bien mince victoire pour les journalistes qui couvrent la scène municipale. Après tout, un rempart persiste toujours entre les politiciens et les journalistes : ils devront toujours passer par la secrétaire municipale adjointe pour obtenir une entrevue. Le maire de Caraquet, Antoine Landry, a quand même promis une certaine ouverture en étant moins restrictif.
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a amorcé vendredi «une consultation sur les conséquences potentielles de la consolidation au sein de l’industrie canadienne de la radiodiffusion».
Cette consultation débute alors que Shaw Communications vient d'acquérir les stations de télévision et des canaux spécialisés de Canwest Global avec la bénédiction du CRTC et que la maison mère de Bell, BCE, a annoncé son intention de prendre le plein contrôle de CTVglobemedia.
Fondateur et directeur de l'Institut des sciences de la communication au CNRS, et de la revue Hermès, Dominique Wolton était de passage à Montréal la semaine dernière. Invité par la Chaire de recherche du Canada en Mondialisation, Citoyenneté et Démocratie de l'UQAM, il venait parler de son dernier livre «Informer n'est pas communiquer».
Dans cet ouvrage, il traite d'une de ses grandes préoccupations: la cohabitation culturelle. Selon lui, l’information et la communication sont un des enjeux politiques majeurs du XXIe siècle. Elles doivent contribuer à la cohabitation culturelle sans quoi nos sociétés sont condamnées à la haine et à la guerre.
ProjetJ l'a rencontré.
Les relations entre la presse et le milieu municipal ne coulent pas de source et les dernières frasques du maire de Québec ont démontré que cette situation n'est pas le propre des petites municipalités de l'arrière-pays.
En colligeant diverses expériences rapportées par des journalistes qui couvrent l'information municipale, on dégage quelques tendances lourdes. Les cas d'intimidation sont nombreux, une partie des difficultés relève d'une méconnaissance du rôle des médias et dans d'autres circonstances, il ne s'agit que d'individus qui tentent de contrôler l'information.
Chez plusieurs, la liberté de la presse est une menace qu'il faudrait restreindre sans remords, et encore plus quand ces restrictions permettent d'occulter des conduites illégales ou condamnables. Pour d'autres, la liberté de la presse est une valeur fondamentale qui se situe au-dessus des considérations liées à la vie privée, la réputation ou le respect de la dignité humaine.
Si les premiers tiennent presque exclusivement le discours portant sur les responsabilités de la presse, les seconds refusent ou préfèrent ne pas prendre en compte les valeurs sociales et humaines qui pourraient raisonnablement limiter leur liberté.
par Sylviane Lanthier
Une dizaine de jeunes dans la trentaine se rencontrent tous les jeudis soirs dans le lounge d’un restaurant du centre-ville de Winnipeg. En majorité journalistes ou agents de communication, ils boivent une bière, commandent des nachos et cassent du sucre sur le dos d’une francophonie manitobaine dont ils comprennent mal les codes et ignorent l’histoire. Ce sont de maudits Québécois. Parmi eux, une nouvelle venue, Geneviève Morin, fraîchement débarquée au journal communautaire local, avec en poche un diplôme de communication dont l’encre n’est pas encore tout à fait sèche.
Voilà la trame de fond de La maudite Québécoise, récent roman de Janis Locas publié à Montréal, aux éditions Triptyque.
Idées
Commentaires, billets, débats et coups de gueule par des passionnés du journalisme. Les textes publiés ici expriment l'opinion de leurs auteurs et non celle de ProjetJ, ce ne sont pas des éditoriaux.
"Je n'écris pas pour que vous pensiez comme moi; j'écris pour que vous pensiez." - Anna Marie Quindlen.
Faites-nous parvenir vos textes (environ 700 à 1000 mots).

Musée d'Art contemporain de Oaxaca, OAX., Mexique © PeroBikoze
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