La Société de transport de Montréal (STM) accorde à Quebecor/Sun Media le droit exclusif de distribuer son journal 24H dans le réseau du métro. Ce contrat de cinq ans renouvelable entrera en vigueur le 3 janvier. Depuis 2001, il était entre les mains du journal Métro, propriété du groupe suédois Metro international en partenariat avec Transcontinental et Gesca.
 

La Société de transport de Montréal (STM) accorde à Quebecor/Sun Media le droit exclusif de distribuer son journal 24H dans le réseau du métro. Ce contrat de cinq ans renouvelable entrera en vigueur le 3 janvier. Depuis 2001, il était entre les mains du journal Métro, propriété du groupe suédois Metro international en partenariat avec Transcontinental et Gesca.

Au cours des dernières années, Quebecor a contesté le caractère exclusif du droit de distribution dans le métro jusqu'aux portes de la Cour suprême, mais celle-ci a refusé d'entendre la cause au terme de quatre années de procédures judiciaires. Finalement, les deux gratuits ont tous deux répondu à l'appel d'offres de la STM lancé le 27 septembre en vue de l'échéance, le 31 décembre, du contrat liant la société de transport à Métro.

La convergence séduit la STM

Quebecor/Sun Media a fait la proposition «la plus avantageuse pour la STM et sa clientèle», indique la porte-parole de société de transport, Odile Paradis. Le groupe de Pierre-Karl Péladeau a été d'abord plus offrant financièrement que son concurrent explique-t-elle (l'entente avec Métro a généré 3,5 millions de dollars entre 2003 et 2009). Il a aussi offert de meilleures garanties au plan de la récupération des journaux.

La STM cherchait également un partenaire capable de l'aider à accroître sa clientèle en publicisant sa campagne Mouvement Collectif. Mme Paradis explique que Quebecor/Sun Media a, là aussi, été le plus offrant en mettant à la disposition de la société de transport sa vaste plateforme médiatique. Les termes exacts du partenariat sont néanmoins encore à déterminer. On ne sait donc pas exactement quels médias du groupe seront mis à contribution.

Coup dur pour Métro

Du côté de Métro, l'éditeur Daniel Barbeau n'était pas disponible pour accorder des entrevues préférant prendre le temps d'annoncer la nouvelle à ses troupes, a indiqué l'attachée de presse du journal Brigitte Viel. (mise à jour 16h45) Par voie de communiqué, il indique que son journal entend demeurer le quotidien francophone le plus lu sur l'île de Montréal en apportant «des changements importants à son réseau de distribution».

En août dernier, il nous assurait déjà avoir un plan B en cas de perte du contrat de distribution dans le métro dans une entrevue pour Marketing QC. «La STM est un partenaire majeur, mais nous avons diversifié notre modèle de distribution pour ne pas en être dépendants. Nous avons 80 camelots, ce qui n'était pas le cas il y a dix ans. Le journal est distribué dans les chaînes de restauration rapide, sur le réseau de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), ainsi que dans les universités et les hôpitaux.»

Grâce à sa présence exclusive dans le transport sous-terrain, qui assure en moyenne 800 000 déplacements par jour, Métro a réussi au fil des ans à se tailler une place enviable dans le marché québécois de l'imprimé. Il est en effet devenu le quotidien numéro deux dans la grande région montréalaise et le premier sur l'île de Montréal. Si bien qu'entre 2008 et 2010, alors que beaucoup de quotidiens gratuits européens fermaient leurs portes, Métro était en mode embauche.

 

 

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