L’État
doit-il venir au secours de l’information? Certainement pas, répond
l’ancien vice-président du Conseil de la radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes (CRTC), Michel Arpin. Pour lui, le principe
d’une aide publique au journalisme va à l’encontre de la liberté de
presse.

L’État
doit-il venir au secours de l’information? Certainement pas, répond
l’ancien vice-président du Conseil de la radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes (CRTC), Michel Arpin. Pour lui, le principe
d’une aide publique au journalisme va à l’encontre de la liberté de
presse.

«On
pourrait penser que ça donnerait davantage de moyens aux médias
pour qu’ils fassent leur travail avec davantage de latitude au plan
financier, mais il ne faut pas oublier que quand l’argent entre en
cause, une certaine forme de contrôle s’installe», explique-t-il.
Pour lui, des aides financières impliqueraient des attentes du pouvoir à l’égard des journalistes, donc
une presse servile.

L’ancien vice-président du CRTC s’inscrit donc dans la tradition du
modèle britannique libéral selon lequel l’intervention de l’État se
limite à la surveillance des mécanismes du marché. À ses yeux, instaurer des aides publiques pour les
journalistes créerait des inégalités. «La question fondamentale
que l’on doit se poser, c’est “pourquoi
l’État devrait favoriser une classe plutôt qu’une autre, certains
professionnels plutôt que d’autres ?”.»

Quoi qu’il en soit, Michel Arpin juge que le contexte économique mondial
actuel ne se prête pas à l’augmentation des aides publiques, mais
davantage à l’augmentation des impôts et des taxes.

Pour en savoir plus sur les aides de l’État aux médias ailleurs dans le monde, notamment en Grande-Bretagne, consultez cette analyse coordonnée par le Centre d’études sur les médias pour le Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec.

Ce texte fait suite à notre texte de lundi: L’État doit-il voler au secours de l’information?

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