Les négociations pour le
renouvellement de la convention collective s’enlisent au Soleil.
Dans l’impasse, les quelque 250 syndiqués du quotidien de la
capitale croient que Gesca envisage de fermer le journal. En signe de
protestation, ils manifesteront aujourd’hui à midi en vue de la
venue à Québec, demain, du grand patron de Gesca, Guy Crevier.

Il aurait indiqué n’avoir qu’une
trentaine de minutes à consacrer demain aux négociations
collectives, ce qui n’augure rien de bon, selon les syndiqués. Sans
contrat de travail depuis le 31 décembre 2009, ils s’attendent à ce
que M.Crevier ne fasse le déplacement que pour leur lancer un
ultimatum: cédez ou nous fermons le journal.

Les négociations pour le
renouvellement de la convention collective s’enlisent au Soleil.
Dans l’impasse, les quelque 250 syndiqués du quotidien de la
capitale croient que Gesca envisage de fermer le journal. En signe de
protestation, ils manifesteront aujourd’hui à midi en vue de la
venue à Québec, demain, du grand patron de Gesca, Guy Crevier.

Même scénario qu’à La Presse

Il aurait indiqué n’avoir qu’une
trentaine de minutes à consacrer demain aux négociations
collectives, ce qui n’augure rien de bon, selon les syndiqués. Sans
contrat de travail depuis le 31 décembre 2009, ils s’attendent à ce
que M.Crevier ne fasse le déplacement que pour leur lancer un
ultimatum: cédez ou nous fermons le journal. Il nous a été
impossible de vérifier les craintes des syndiqués du Soleil,
la direction, à Montréal, n’ayant pas répondu à notre appel.

L’entreprise avait appliqué ce remède
de cheval aux négociations avec ses syndiqués de La Presse,
à Montréal, il y a deux ans. Elle avait ainsi réussi, notamment, à
augmenter les heures travaillées de 32 à 35 heures, de quatre à
cinq jours par semaine, sans compensation et à obtenir des concessions
sur les congés, le régime de retraite et les assurances
collectives. Un modèle qu’elle tente
désormais d’imposer à tous ses journaux.

Dans une lettre publiée en septembre,
le président et éditeur du Soleil, Claude Gagnon, expliquait que
«ces aménagements sont des conditions essentielles au
renouvellement des conventions collectives de manière à nous
permettre de réduire notre structure de coûts, sans mise à pied,
dans le plus grand respect de nos employés».

Dans les pas de Quebecor

Mais du côté de Québec, la pilule ne
passe pas. Les journalistes ne signent plus leurs textes depuis
plusieurs semaines pour manifester leur désaccord. Le syndicat des
journalistes et celui des employés de bureau accusent la partie
patronale de refuser toute concession alors qu’eux ont multiplié les
offres pour faire avancer les négociations en plus d’avoir accepté
l’abolition d’une quarantaine de postes depuis 2008.

Claude Gagnon écrivait en septembre
que «Le Soleil a subi, dans la même proportion que les
autres journaux, des pressions sur ses revenus publicitaires et son
tirage». Mais, selon les syndiqués, le journal reste rentable et ses
profits glissent dans les coffres de La Presse. «La direction s’entête
à imposer des compressions à un journal rentable alors que l’argent
coule à flots pour financer les projets de La Presse»,
estiment-ils.

Ils jugent que Power Corp., la maison
mère de Gesca, «marche dans les traces de Quebecor», qui est aux
prises avec un conflit de travail au Journal de Montréal
depuis deux ans. «Les deux conglomérats sacrifient la qualité de
l’information à l’aune des profits des actionnaires», plaident-ils
dans un communiqué émis ce matin.

Voir aussi: La tension monte au Soleil

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