Par Marie-Claude Savoie

Plusieurs façons existent afin de se trouver un contrat. Il y a tout d'abord les petites annonces dans les journaux, ou maintenant sur Internet. Toutefois, il ne faut pas hésiter à recourir à nos idées et à aborder directement les rédacteurs en chef. Les rédacteurs sont ouverts et souhaitent découvrir de nouvelles plumes.

Par Marie-Claude Savoie – Originellement paru dans le bulletin L'Indépendant de l'AJIQ

Se lancer en pige peut faire peur aux journalistes. On se jette à l'eau, tête première, sans port d'attache. Certains adorent cette méthode de travail, tandis que d'autres préfèrent un emploi stable. Josiane Ouellet fait de la pige depuis qu'elle a débuté dans le métier, et ne s'en est jamais lassée. Maintenant rédactrice en chef du magazine Continuité, elle a, entre autres, été pigiste pour la même publication en plus du Voir à Québec et du magazine Prestige.

Plusieurs façons existent afin de se trouver un contrat. Il y a tout d'abord les petites annonces dans les journaux, ou maintenant sur Internet. C'est d'ailleurs de cette façon que Mme Ouellet a eu son premier contrat de pige pour le Voir. Toutefois, il ne faut pas hésiter à recourir à nos idées et à aborder directement les rédacteurs en chef.

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Les rédacteurs sont ouverts et souhaitent découvrir de nouvelles plumes. Ainsi, d'après la journaliste, il ne faut pas hésiter à parcourir les pages d'un journal ou d'un magazine afin d'y trouver des idées de sujets qui ne sont pas abordés. De cette façon, lorsque l'on entre en contact avec l'équipe de rédaction, en plus d'envoyer la lettre de présentation, le curriculum vitae et le portfolio, on peut y ajouter quelques suggestions de textes afin d'intéresser l'employeur. Cela peut aussi s'appliquer lorsque l'on devient un pigiste plus ou moins régulier pour un média. « Parfois, on peut avoir plus de travail en suggérant des idées d'articles qu'en attendant après le rédacteur », souligne-t-elle.

Les contacts sont aussi une bonne façon de se faire une place comme pigiste. Les anciens collègues journalistes ou en poste à la rédaction peuvent être de bonnes références. Également, écrire le plus possible et se faire publier est très important pour accroître sa visibilité et se bâtir un nom dans le milieu. Cette visibilité n'a pas de prix, et c'est ce qu'a compris Mme Ouellet à ses débuts alors que ses textes ne lui rapportaient pas beaucoup d'argent. Les rédacteurs en chef lisent les différentes publications, visionnent et écoutent les reportages. Lorsque ce qu'ils voient leur plait et qu'ils ont besoin d'un nouveau journaliste, ils peuvent tout simplement prendre le téléphone et recruter une personne qui a piqué leur intérêt et qui correspond à ce qu'ils recherchent.

Et voici quelques conseils à retenir afin de garder un contrat qui nous est cher. Montrez que vous connaissez le média : chacun a sa façon d'écrire et de présenter ses articles. Cela démontrera votre intérêt. Respectez les délais, l'angle et le nombre de feuillets en plus de présenter vos textes dans un français impeccable afin de vous aider à obtenir et surtout à garder des contrats dans ce milieu où il est facile de se faire remplacer.