TC Media aurait signifié à 11 journalistes de ses hebdos de quartier de Montréal qu’ils perdaient leur poste, soit la moitié des effectifs. Le syndicat estime que l’entreprise «met la hache dans l’information locale».

 

TC Media aurait signifié à 11 journalistes de ses hebdos de quartier de Montréal, lundi, qu’ils perdaient leur poste, soit la moitié de ses effectifs.

Le Syndicat de l'information de Transcontinental, affilié à la CSN, a dénoncé ces compressions dans un communiqué publié lundi soir, estimant que l’entreprise « met la hache dans l’information locale » à Montréal. 

Selon le syndicat, les journaux de quartiers de TC Media « seront désormais constitués de chroniques, de communiqués et de courrier de lecteurs ». « Finie la couverture du conseil d'arrondissement, du terrain visé par un changement de zonage, le tournoi de hockey mineur, la dernière décision de l'école de quartier, l'avis de son commissaire scolaire ou l'aménagement projeté au parc du coin de la rue », poursuit la CSN.

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Le syndicat dit évaluer les recours dont il dispose, estimant que ces compressions contreviennent à la convention collective.

TC Média aurait pris sa décision pour des questions financières, bien que le syndicat estime que la rédaction ne représente que 6 % de ses dépenses. TC Média a d’ailleurs entrepris le virage numérique l’an dernier en intégrant ses hebdos locaux en version mobile.

Il s’agit peut-être d’une première conséquence de la guerre des hebdos que se livrent Québecor et Transcontinental depuis quelques années. Toutefois, cet affrontement s’est toujours tenu à l’extérieur de Montréal, où les hebdos de TC Média se retrouvent dans le Publi-Sac, et ceux de Québecor, dans le Sac Plus. La bataille pour les publicités a d’ailleurs sonné le glas pour plusieurs hebdos indépendants.

Le marché est toutefois dominé par TC Média sur l'île de Montréal, où des initiatives comme RueMasson.com pourraient éventuellement émerger dans d'autres quartiers.

TC-Transcontinental a récemment semé la controverse avec ses contrats destinés aux pigistes qui les forcent à céder leurs droits moraux.