Dans un communiqué publié ce matin, Sun Média, filiale de Québecor Média, annonce la coupure de 360 postes. Onze publications dont les 24 Heures d’Ottawa, Calgary et Edmonton, vont cesser de paraître. Au Québec, cette «restructuration» se traduit par la fermeture de trois hebdos en région.

Dans un communiqué publié ce matin, Sun Média, filiale de Québecor Média, annonce la coupure de 360 postes. Onze publications dont les 24 Heures d’Ottawa, Calgary et Edmonton, vont cesser de paraître. Au Québec, cette «restructuration» se traduit par la fermeture de trois hebdos en région.

Par Hélène Roulot-Ganzmann

Après la coupure de 500 postes à l’échelle de pays en novembre dernier, Sun Média poursuit donc ce que le groupe appelle dans son communiqué ses «initiatives de restructuration».

Victimes québécoises de ce plan destiné à économiser 55M$ par an, Le Magazine de Saint-Lambert, le Progrès de Bellechasse et l’Action régionale en Montérégie.

En entrevue à Projet J, Martin Tremblay, Vice-président Affaires publiques de Québecor Média, confesse que ce n’est pas de gaieté de cœur que les trois hebdos au Québec et les cinq autres dans le reste du Canada, on été malheureusement choisis.

«Ce sont des gens qui sont chez nous depuis des années et qui s’impliquent dans leur communauté, explique-t-il. Nous les fermons parce qu’après avoir étudié d’autres opportunités d’affaires, comme les faire passer uniquement sur le web, nous ne leur avons pas trouvé de perspectives viables en termes financiers.»

«On accuse encore le coup»

Sept des huit hebdos ont d’ailleurs déjà progressivement fermé leurs portes depuis le 11 juin dernier. Le site web de l’Action régionale en Montérégie n’existe plus. Quand au Magazine de Saint-Lambert, s’il vivote encore sur internet, il ne paraît plus au format papier depuis le 12 juin.

«Il n’y a qu’un seul magazine qui a appris sa fermeture aujourd’hui, c’est le Progrès de Bellechasse», précise Martin Tremblay.

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Visiblement sous le choc, son directeur de l’information, André Boutin, ne préfère pas faire de commentaires.

«On est en train de décanter ça,  avoue-t-il au téléphone. On a appris la nouvelle ce matin, on accuse encore le coup.»

Vaste exercice d’efficacité

Difficile de savoir combien d’artisans de l’information seront touchés par ces coupures au Québec. La direction de Québecor Média ne souhaite pas fournir ces chiffres province par province. D’après le site internet du Progrès de Bellechasse, trois personnes travaillent à la rédaction et une à la publicité. Le Magazine de Saint-Lambert compterait, quant à lui, 17 journalistes et une quinzaine de conseillers en publicité. Impossible de cueillir cette information pour l’Action régionale en Montérégie, le site n’étant plus disponible.

«Les 360 emplois perdus ne résultent pas tous de la fermeture des 24 Heures et des magazines, nuance Martin Tremblay. C’est le résultat d’un vaste exercice d’efficacité à tous les niveaux et dans toutes nos publications. L’industrie des médias écrits est au plus mal. Pour atteindre notre objectif, l’économie de 55M$ par an, ça ne passe pas uniquement par la réduction de notre masse salariale, mais bien par une optimisation de nos coûts dans l’ensemble du groupe.»

Cette mauvaise nouvelle pour l’industrie arrive quelques semaines seulement après l’annonce de 90 postes coupés au sein du Groupe TVA, lui aussi filiale de Québecor Média.

 

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