Le journaliste Louis Falardeau est décédé lundi à 68 ans. Il a été «un des meilleurs journalistes politiques de sa génération», estime le chroniqueur Yves Boisvert de La Presse, mais aussi un militant de la cause journalistique au Québec.

 

Le journaliste Louis Falardeau est décédé lundi à 68 ans. Il a été «un des meilleurs journalistes politiques de sa génération», estime le chroniqueur Yves Boisvert de La Presse, mais aussi un militant de la cause journalistique au Québec.

Diplômé en droit, Louis Falardeau a commencé sa carrière au Soleil au début des années 1970 puis est passé à La Presse. Il a dirigé le bureau du journal à Québec pendant les années du gouvernement Lévesque. À la fin des années 1980, il est devenu adjoint du directeur de l'information du quotidien de la rue Saint-Jacques et a contribué à l'élaboration de son code d'éthique.

En parallèle, il a toujours milité pour ses collègues et pour l'éthique journalistique. De 1989 à 1995 puis de 2000 à 2003, il a été président du syndicat des journalistes de La Presse. Il a également été attaché à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) tout au long de sa carrière. Membre fondateur de la fédération, il a été son tout premier secrétaire général de 1969 à 1973 et a contribué à la création du Conseil de presse du Québec.

En 2007, Yves Boisvert lui a dédié un portrait dans Le Trente. «Peu de journalistes ont été plus profondément engagés dans le développement d’une culture de l’éthique journalistique au Québec», souligne-t-il. Il cite le chroniqueur politique du Soleil, Gilbert Lavoie selon qui Louis Falardeau «a incarné la conscience de la profession».

 

 

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