Un groupe d’étudiants a fortement
perturbé les activités du siège social de Quebecor en début
d’après-midi en y envoyant des fumigènes. La fumée a forcé
l’évacuation complète du bâtiment situé au centre-ville de
Montréal.

Un groupe d’étudiants a fortement
perturbé les activités du siège social de Quebecor en début
d’après-midi en y envoyant des fumigènes. La fumée a forcé
l’évacuation complète du bâtiment situé au centre-ville de
Montréal.

Les manifestants souhaitaient ainsi
dénoncer «l’idéologie libertarienne mise de l’avant dans les
divers médias de l’entreprise ainsi que son attitude antisyndicale»,
précisent-ils dans un nébuleux communiqué de presse qui semble signé d’un pseudonyme. Ce geste a
été posé en marge d’une manifestation de l’Association pour une
solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) contre la privatisation des
services publics et la hausse des frais de scolarité.

En pleine négociation avec Quebecor
pour mettre un terme au lock-out qui affecte le Journal de Montréal
depuis plus de deux ans, le syndicat du quotidien (STIJM) s’est
rapidement dissocié du coup d’éclat des étudiants et l’a vivement
condamné. Le journaliste en lock-out David Santerre a souligné sur
Twitter que ce geste n’aide en rien les négociations en cours.

Mise à jour 11/02/11:

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a elle aussi condamné le coup de force des étudiants «Les attaques physiques contre les médias sont la marque des
régimes répressifs. Elles font reculer la cause qu’on défend au lieu de
la faire avancer», a-t-elle dénoncé. Le geste est désormais revendiqué par voie de communiqué par l’Association générale étudiante du Cégep du Vieux-Montréal.

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