Radio-Canada «ment tout le temps» et
n’est pas «à la hauteur des règles mises en place par le Parlement
sur l’accès à l’information». C’est ce qu’ont déclaré hier le
ministre de l’Immigration, Jason Kenney, et celui du Patrimoine, James
Moore.

Radio-Canada «ment tout le temps» et
n’est pas «à la hauteur des règles mises en place par le Parlement
sur l’accès à l’information». C’est ce qu’ont déclaré hier le
ministre de l’Immigration, Jason Kenney, et celui du Patrimoine, James
Moore.

Le ministre Kenney était interrogé
par une journaliste de La Presse Canadienne en lien avec la
controverse entourant la ministre de la Coopération internationale,
Bev Oda. Selon Radio-Canada, la ministre Oda a fait obstacle aux
subventions gouvernementales à l’organisme humanitaire Kairos contre
l’avis des fonctionnaires de l’Agence canadienne de développement
international.

Bev Oda a admis les faits lundi devant
la Chambre des communes après les avoir niés devant un comité
parlementaire. Elle pourrait donc être accusée d’outrage au
Parlement pour lui avoir menti. Pourtant, le ministre Kenney a
préféré balayer la question de La Presse Canadienne en tirant sur
le messager.

Le ministre Moore n’a pas
commenté le dossier Kairos, ni la déclaration de son collègue de
l’Immigration. Cependant, il a reproché à Radio-Canada de ne pas
respecter la loi sur l’accès à l’information en refusant de
divulguer les rapports de dépenses que lui réclame l’Agence QMI.
«C’est l’argent du contribuable. Et, à titre de société d’État,
la SRC est redevable devant le Parlement et, surtout, aux
contribuables», a-t-il déclaré.

Ces reproches interviennent alors même
que Radio-Canada souhaite doubler son budget alloué aux nouveaux
médias et investir davantage en faveur de l’information locale. Ce,
sans toutefois savoir si ses subventions gouvernementales seront
augmentées, voire même maintenues.

À ce chapitre, le ministre Moore est
demeuré évasif. «Quand nous présenterons notre budget à la
Chambre des communes, bientôt, vous allez voir notre politique en ce
qui concerne la Société Radio-Canada», a-t-il dit. Il a toutefois
ajouté que le financement du réseau public était un engagement
important du gouvernement conservateur.

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