Selon l’analyse quotidienne d’Influence Communication, la naissance de George Alexander Louis de Cambridge, futur roi d’Angleterre, a été la nouvelle la plus rapportée dans le monde et au Canada ces derniers jours. Au Québec, elle arrive en deuxième position, juste après le traitement accordé à Lac-Mégantic.

Selon l’analyse quotidienne d’Influence Communication, la naissance de George Alexander Louis de Cambridge, futur roi d’Angleterre, a été la nouvelle la plus rapportée dans le monde et au Canada ces derniers jours. Au Québec, elle arrive en deuxième position, juste après le traitement accordé à Lac-Mégantic.

Par Hélène Roulot-Ganzmann

La tension montait depuis plusieurs semaines déjà, mais c’est lundi, alors que Kate et William ont été aperçus entrant à la clinique par une porte dérobée, que la ferveur s’est emparée des journalistes massés devant le bâtiment.

Dès la veille Erwann Gaucher nous apprend sur son blogue que The Guardian  a décidé de prendre le contrepied de cette bébéroyalmania, mettant en ligne un site pour ses internautes républicains, complètement expurgé de toute information concernant le futur nouveau né. Une formule qui n’a pas du avoir beaucoup d’adeptes puisque depuis, le quotidien anglais est revenu à une seule édition, photos du bébé à l’appui.

Lundi, Rue89 reproche aux médias de meubler l’attente en faisant le pire du journalisme, comme filmer une porte en continu, faire des pronostics sur la tête du bébé ou encore parler du sosie de Kate Middleton déguisée en femme enceinte.

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De son côté, The Guardian, encore lui, commente la folie qui s’est emparée des journaux londoniens, qui ont célébré la naissance du dernier des Windsor à coup d’éditions spéciales, de suppléments souvenir, etc. Il critique une certaine forme de  dévotion pour un événement qui n’aurait du prendre qu’une seule ligne.

Chez nous, La Presse s’intéresse au phénomène sur Twitter. Chiffres d’influence communication à l’appui, le quotidien montréalais révèle qu’au plus fort de l’activité, le  #royalbaby a généré 25 300 tweets à la minute.

Arrêt sur image, site de réflexion critique sur les médias, revient quant à lui sur le vide de la journée de lundi et se demande s’il était bien nécessaire d’avoir autant d’envoyés spéciaux sur place pour finalement n’apprendre la nouvelle que par communiqué, quatre heures après l'événement?

Toujours dans The Guardian, celui-là même qui se targuait de vouloir protéger ceux qui n’en pouvaient plus d’attendre l’heureux événement, on se demande ce matin si les médias en font trop. La réponse est dans le titre: non puisque c’est ce que veut le peuple et que d’ailleurs, les ventes de journaux ont augmenté ces derniers jours au royaume d’Angleterre, affirme le journal. Dans un même élan, il mène une introspection en revenant sur la manière dont The Guardian a couvert les royales naissances depuis la fin du 19ème siècle.