La première campagne à la présidence de l’histoire de la FPJQ a été marquée – les journalistes n’étant pas immunisés contre les réflexes politiques – par des remises en cause de la légitimité des uns et des autres. Le débat – si on peut l’appeler ainsi – est fort animé sur le Web 2.0. Il reste à voir comment il se transposera du virtuel au réel lors de l’élection de dimanche. 

La première campagne à la présidence de l’histoire de la FPJQ a été
marquée – les journalistes n’étant pas immunisés contre les réflexes
politiques – par des remises en cause de la légitimité des uns et des
autres. Le débat – si on peut l’appeler ainsi – est fort animé sur le
Web 2.0. Il reste à voir comment il se transposera du virtuel au réel lors de l’élection
de dimanche.

Le président toujours en poste, François Bourque, a donné son appui cette semaine au candidat François Cardinal, chroniqueur à La Presse. Le texte, publié sur le site officiel de la FPJQ, évoque le devoir de neutralité et de concertation de l’organisme et soulève des doutes quant à la capacité de Martin Bisaillon, lock-outé du Journal de Montréal, à assumer ce rôle. Il est notamment question de certains statuts Facebook du candidat attaquant la direction de Quebecor, publiés sur un blogue (anonyme).

Le candidat s’est par la suite désisté, soulevant au passage l’inélégance du geste du président sortant. Il a été remplacé par Brian Myles, journaliste au Devoir et membre de l’ “équipe Bisaillon” qui revendique un engagement plus fort de la FPJQ quant aux demandes matérielles et professionnelles à l’égard des employeurs. La saga est racontée notamment dans Le Devoir, le nouveau blogue Trente.ca et Fagstein, et commentée en direct sur Twitter.

Il reste à espérer que les membres de la FPJQ s’élèveront au-dessus de cette bagarre de ruelle pour s’attarder aux véritables enjeux de cette campagne: le droit du public à une information de qualité et l’affirmation du journalisme comme profession (indépendamment du statut et de l’employeur) garante de ce droit. En cette période de forte incertitude quant à l’avenir du métier, le moment serait mal choisi de se diviser.

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