Il y a sept ans
jour pour jour, le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer
était enlevé à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire.
Pour sa famille et l’organisation Reporters sans frontières (RSF),
la thèse d’un assassinat politique orchestré par le régime du
président déchu, Laurent Gbabgo, est la plus probable. Avec l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara,
l’espoir que cette affaire soit élucidée renaît.

Il y a sept ans
jour pour jour, le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer
était enlevé à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire.
Pour sa famille et l’organisation Reporters sans frontières (RSF),
la thèse d’un assassinat politique orchestré par le régime du
président déchu, Laurent Gbabgo, est la plus probable. Avec l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara,
l’espoir que cette affaire soit élucidée renaît.

L’ambassadeur
de Côte d’Ivoire à Paris, Ally Coulibaly, a assuré cette
semaine que le nouveau président du pays «veut
mettre un terme à l’impunité en Côte d’Ivoire et construire un
État de droit». En conséquence, le diplomate a promis que «toute
la lumière» serait faite sur la disparition de Guy-André Kieffer.

Le journaliste indépendant a été
enlevé par un commando le 16 avril 2004, «après avoir été attiré
dans un piège par Michel Legré, beau-frère de Mme Simone Gbagbo,
l’épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo», selon RSF. Il
travaillait en Côte d’Ivoire depuis deux ans.

Guy-André Kieffer enquêtait sur
l’industrie du cacao. De fil en aiguille, ses recherches ont
éclaboussé des personnalités proches de la présidence de la Côte
d’Ivoire, premier producteur mondial de la cabosse, et lui ont permis
de tisser des liens entre cette industrie et le financement de ventes
d’armes et de groupes rebelles du Libéria.

Né en France, «le journaliste qui
dérangeait Gbagbo» a commencé sa carrière à Ottawa dans les
années 1970. Attaché parlementaire, il se marie dans la capitale
fédérale et acquiert la nationalité canadienne. Sa rencontre avec
la journaliste antillaise Osange Silou le pousse cependant à
regagner la France au début des années 1980. Il y travaille pour
Libération et La Tribune avant de devenir indépendant.

En 2006, le président de RSF Canada,
François Bugingo a reproché aux autorités canadiennes leur «absence totale» dans
le dossier du journaliste franco-canadien. Pour lui, l’enquête s’étant longtemps heurtée
aux relations tumultueuses entre la France et la Côte d’Ivoire, le Canada aurait pu jouer un rôle d’intermédiaire entre les deux pays.

Voir aussi:

Journalistes ivoiriens: la départ de Gbagbo ne règlera rien

Côte d’Ivoire: journalistes évacués d’Abidjan

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