Il n’y aura pas que La Presse,
navire amiral de Gesca, qui délaissera le papier pour l’iPad.
Le patron du groupe, Guy
Crevier, a en effet annoncé hier aux artisans du Soleil
que ses six autres quotidiens prendront eux aussi le virage
numérique, rapporte Le Devoir.

Il n’y aura pas que La Presse,
navire amiral de Gesca, qui délaissera le papier pour l’iPad.
Le patron du groupe, Guy
Crevier, a en effet annoncé hier aux artisans du Soleil
que ses six autres quotidiens prendront eux aussi le virage
numérique, rapporte Le Devoir.

«Ce
qu’on a entendu nous dit que nous avons un avenir au sein du nouveau
projet. L’avenir des médias écrits est incertain, mais là, nous
avons devant nous un projet qui pourrait être prometteur», a confié
le président du syndicat de la rédaction du Soleil,
Baptiste Ricard-Châtelain. «L’entreprise a compris que pour
conserver les marchés locaux, autant le lectorat que la publicité,
il lui faut conserver des produits journalistiques locaux», s’est-il
réjouit.

Au
terme de négociations houleuses, les artisans du Soleil
se sont récemment entendus avec Gesca quant au renouvellement de
leur convention collective. Comme, ceux de La Presse,
du Quotidien, de La
Voix de l’Est
, du Nouvelliste
et du Droit, ils ont
accepté le «mandat
corporatif incontournable» du
groupe qui se traduit notamment par une augmentation des heures
travaillées sans compensation financière et une réduction des
congés payés. Seuls les salariés de La Tribune,
à Sherbrooke, résistent encore à l’employeur.

Gesca
impose en fait progressivement à l’ensemble de ses employés les
mêmes conditions que celles qu’ont accepté les artisans de La
Presse
, à Montréal, en
décembre 2009. Derrière ce contrat uniformisé se profile
aujourd’hui un modèle d’affaire unique tourné vers le numérique.

«La
presse sauvée par l’iPad?», un reportage de la Chaîne Nouvo:

Voir aussi:
La Presse en voie d’abandonner le papier

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