Dans l’incapacité d’en arriver à une
convention collective négociée avec ses 130 syndiqués, la
direction du quotidien La Tribune, à Sherbrooke, leur a
présenté ce matin un plan de compression. Ce plan prévoit le
licenciement de neuf salariés de différents départements du
journal, notamment de la rédaction.

Texte modifié post-publication

Dans l’incapacité d’en arriver à une
convention collective négociée avec ses 130 syndiqués, la
direction du quotidien La Tribune, à Sherbrooke, leur a
présenté ce matin un plan de compression. Ce plan prévoit le
licenciement de neuf salariés de différents départements du
journal, notamment de la rédaction.

Le 13 mars, 87% des syndiqués de La
Tribune
ont rejeté les offres patronales pour le renouvellement
de leur convention collective échue depuis deux ans. «Plutôt que
de retourner à la table de négociation, l’employeur nous dit qu’il
va chercher des économies ailleurs, les mises à pied sont sa façon
de faire», explique Jean-Pierre Gallant, représentant national du
Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier.

Les offres patronales prévoient
notamment faire passer la semaine de travail de 32,5 à 35 heures sans compensation salariale en plus d’un gel
de salaire de trois ans. Une offre inacceptable pour le syndicat qui
estime qu’elle équivaut purement et simplement à une baisse de
salaire.

L’éditeur du journal, le groupe Gesca, souhaite en fait
imposer au quotidien de Sherbrooke les mêmes conditions de travail
que dans ses autres journaux, La Presse, Le Soleil,
Le Quotidien, La Voix de l’Est, Le Nouvelliste
et Le Droit.

Mais
pour le président du syndicat local, Gilles Morency, les exigences de la
partie patronale ne tiennent pas compte des particularités de
La
Tribune
.
«Extrêmement déçu de l’attitude de l’employeur», il fait valoir
que ses membres ont déjà fait des concessions salariales au cours
des dernières années et gagnent déjà moins que d’autres salariés du groupe. Il se fie désormais au conciliateur
pour forcer la direction à revenir à la table des
négociations.

Gesca
prépare actuelle un virage radical vers le numérique qui prévoit
l’abandon progressif du papier au profil d’une édition électronique
sur tablette numérique. Ce plan concerne
La
Presse

à Montréal, mais aussi tous les autres quotidiens du groupe en
région, dont
La
Tribune
.

Voir aussi:

La Tribune: négociations collectives dans l’impasse

Gesca étendra le plan iPad à tous ses quotidiens

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