Twitter a lancé hier un site web à l'intention des salles de nouvelles, Twitter for Newsroom ou #Tfn. Le réseau social y regroupe une série de ressources et d'outils pour accompagner les journalistes à chaque étape de leur travail, du reportage à la publication.

Twitter a lancé hier un site web à l'intention des salles de nouvelles, Twitter for Newsroom ou #Tfn. Le réseau social y regroupe une série de ressources et d'outils pour accompagner les journalistes à chaque étape de leur travail, du reportage à la publication.

«Nous savons que Twitter est un outil que tous les journalistes peuvent utiliser pour trouver des sources plus rapidement, mieux raconter des histoires, et construire de plus vastes audiences», indique l'équipe Twitter Media.

Conçu comme un guide, le site n'offre rien de nouveau puisqu'il regroupe en fait dans un même espace les nombreux outils déjà disponibles sur Twitter et leur mode d'emploi. On y trouve également des exemples de bons usages du réseau social. Le tout est organisé en quatre sections: reportage, engagement auprès de la communauté, publication et extras.

On y trouve des fonctions destinées à la collecte d'information et à la recherche de sources, dont l'option de recherche avancée, des outils pour gazouiller efficacement, comme la plateforme TweetDeck, et d'autres pour intégrer Twitter dans la rédaction des articles, par exemple le plugin Blackbird Pie permettant d'intégrer des tweets au corps d'un article dans WordPress. Cependant, il n'est nul part mention des services tiers de Twitter, comme Storify par exemple.

Guide pour le journalisme civique

La mise en ligne de ce guide correspond à la publication d'un rapport du Pew Internet and American Life Project démontrant l'impact positif des réseaux sociaux sur la pratique journalistique. Selon cette étude, il est faux de penser qu'Internet et les médias sociaux ne sont qu'une chambre de résonance encourageant les gens à ne se frotter qu'à des personnes et des informations qui reflètent leur opinion et leur identité sociodémographique.

Sur la base des témoignages de 2255 adultes américains, les chercheurs estiment que 80% des Américains utilisent désormais Internet et que 60% d'entre eux adhèrent au moins à un réseau social. Facebook est en tête (92%), suivi de Myspace (29%), LinkedIn (18%) et Twitter (13%). Ces internautes ont un réseau social plus diversifié que leurs concitoyens non connectés à Internet. Ils sont aussi plus ouverts aux opinions divergentes et sont plus susceptibles de s'engager au plan politique et communautaire.

Loin d'être des ennemis, les usagers des réseaux sociaux rament donc dans le même sens que les journalistes. L'usage de ses plateformes de réseautage contribue en effet à la quête des fondements du journalisme civique, note Michele McLellan du Knight Digital Media Center.

Ce mouvement émane de la conviction que la manière dont le métier est pratiqué à un impact sur la vie publique. Dans cette optique, le journalisme ne doit donc pas se résumer à la simple transmission de la nouvelle ou des faits. Il doit viser le renforcement de la société, des communautés et de la démocratie grâce à l'échange d'informations et d'idées.

 

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