Un peu plus de 100 000 foyers en Mauricie ont reçu aujourd'hui un nouvel hebdomadaire, L'Écho de Trois-Rivières ou L'Écho de Shawinigan, deux publications de Quebecor. Ces deux nouveaux compris, le groupe de Pierre-Karl Péladeau compte désormais 73 journaux locaux et prévient qu'il ne s'arrêtera pas là. Pour en parler, ProjetJ.ca s'est entretenu avec la vice-présidente exécutive exploitation de Corporation Sun Media pour l'Est du Canada, Lyne Robitaille.

Un peu plus de 100 000 foyers en Mauricie ont reçu aujourd'hui un nouvel hebdomadaire, L'Écho de Trois-Rivières ou L'Écho de Shawinigan, deux publications de Quebecor venues concurrencer les journaux locaux de Transcontinental, L'Hebdo Journal et L'Hebdo du Saint-Maurice.

Au menu, des sujets du coin, comme le passage de la tempête Irène au parc de l'île Melville dans L'Écho de Shawinigan ou une dispute politique autour de la Corporation de l'Amphithéâtre trifluvien dans L'Écho de Trois-Rivières, mais aussi beaucoup de textes convergents sur des thèmes récurrents dans les publications du conglomérat. Les deux journaux présentent notamment un dossier sur la pertinence des syndicats et un autre sur l'intimidation à l'école.

Ces deux nouveaux compris, depuis 2010, le groupe de Pierre-Karl Péladeau a lancé 10 journaux locaux par le biais de sa filiale Sun Media. Il en compte désormais 73 et prévient qu'il ne s'arrêtera pas là. Pour en parler, ProjetJ.ca s'est entretenu avec la vice-présidente exécutive exploitation de Corporation Sun Media pour l'Est du Canada, Lyne Robitaille.

Comment souhaitez-vous vous démarquer de vos concurrents en information locale?

On veut être au cœur des communautés, présenter l'information qui représente bien nos lecteurs et les sujets d'actualité qui les touchent. C'est très important pour nous d'être proche des gens par le biais de nos équipes sur le terrain. Je ne voudrais pas vous donner de chiffres exacts quant au nombre de journalistes. Je dirais que l'on compte à peu près 3 à 4 journalistes salariés à Shawinigan et à Trois-Rivières pour le moment, mais il y a des collaborateurs qui vont se rajouter et on va aussi avoir les collaborations de la télé.

Les deux Échos publient cette semaine des sujets conjoints. Le partage de textes sera-t-il récurrent?

Nous allons traiter de sujets très diversifiés. Ce sont nos gens sur place qui décident des sujets qu'ils traitent en fonction des préoccupations des gens de la place. Vous comprendrez que, de par la distance, Trois-Rivières et Shawinigan sont très proches. Donc, s'il y a du contenu identique c'est parce qu'on juge que ça rejoint les gens des deux villes. Par contre, on veut s'assurer d'être très présent sur le marché local autant à Shawinigan qu'à Trois-Rivières. C'est pour ça qu'on a des locaux dans les deux villes et des gens attitrés aux équipes respectives.

Quels sont les éléments qui dictent le choix des villes où vous vous implantez?

On est présent depuis de nombreuses années dans la presse régionale et on continue d'élargir notre réseau. Nos choix territoriaux sont faits en fonction du marché commercial et de l'intérêt de la population. Comme nos journaux sont distribués avec un sac de distribution, on se développe selon les possibilités d'affaires. Notre produit est pour les lecteurs, mais, comme nos hebdos vivent de publicités, il faut tenir compte des annonceurs potentiels sur un marché avant de s'y établir.

Quelle place souhaitez-vous accorder à la publicité dans vos hebdos?

La rentabilité du journal dépend des publicités et les annonces ont une utilité pour les lecteurs, on sait qu'ils les consultent. Mais, c'est important pour nous de fournir un produit de qualité dans lequel la rédaction occupe une place importante.

Comment comptez-vous vous démarquer auprès des annonceurs?

On est en mesure d'offrir aux annonceurs des offres très alléchantes qui impliquent nos différentes plateformes. On peut apporter une solution clef en main, qui va répondre à tous les besoins en marketing que ce soit la publicité dans les journaux, la circulaire dans le sac, l'impression sur le sac, la télévision, l'Internet ou les magazines.

Notre objectif n'est pas de créer une guerre de prix. On est habitué à travailler dans des marchés où il y a de la compétition. Par le passé, il y avait des marchés sans compétition, dans ce contexte de monopole les prix sont différents. Avec la concurrence, les prix sont fixés en fonction du marché, je pense que c'est ce qui est le plus sain et profitable pour les annonceurs.

Vous recrutez actuellement à Granby et à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il faut donc s'attendre à d'autres lancements?

Je ne peux pas faire d'annonce à ce sujet pour le moment. Mais, oui, on regarde de nouveaux projets.

Pourquoi développez-vous des hebdomadaires plutôt que des quotidiens régionaux?

On a déjà une bonne pénétration en région avec le Journal de Montréal et le Journal de Québec. Ils nous permettent de rejoindre beaucoup de lecteurs. D'ailleurs, quand on lance de nouveaux hebdos, pendant les premières semaines, on les insère dans les quotidiens pour les faire connaître et créer une habitude de lecture.

On a déjà réfléchi à de nouveaux projets de quotidiens, mais pour soutenir un quotidien il faut une population importante. C'est plus difficile à rentabiliser. Développer des hebdomadaires nous permet d'être plus près de la population locale.

 

Voir aussi:

Guerre des hebdos: Quebecor attaque en Mauricie

Hebdos: Quebecor poursuit l'offensive dans le sud du Québec

 

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