« Les journalistes vont-ils devenir des marques » avec Internet ? C’est la question posée par Xavier Ternisien dans Le Monde en s’inspirant d’un article publié par Michael Arrington dans le blogue qu’il a fondé, TechCrunch.

« Les journalistes vont-ils devenir des marques » avec Internet ? C’est la question posée par Xavier Ternisien dans Le Monde en s’inspirant d’un article publié par Michael Arrington dans le blogue qu’il a fondé, TechCrunch .

À l’ère du multimédia, la multiplication des plateformes journalistiques a incité les éditeurs à miser sur le concept de « marque de presse ». L’information est ainsi publiée « sur plusieurs supports » et devient ainsi « un gage de sérieux et de crédibilité pour l’internaute en mal de repères ».

Toutefois, ce phénomène pourrait contribuer « à transformer les grandes signatures de la presse en marques susceptibles de se vendre toutes seules, sans le recours d’un support connu ». Ce phénomène discuté depuis une bonne dizaine d’années dans une perspective web porte le nom de « personal branding ».

Il donne ainsi l’exemple de grands journalistes qui attirent, grâce aux réseaux sociaux, des centaines de milliers « d’amis » qui suivent leurs écrits. Vraisemblablement, ce fidèle lectorat pourrait les suivre s’ils quittaient le média pour lequel ils travaillent.

Le journaliste du Monde ajoute qu’avec les fils RSS, les internautes pourraient ainsi se constituer des revues de presse écrites par les personnalités journalistiques qu’ils préfèrent, selon leur compétence ou leurs intérêts.

Toutefois, cette possibilité n’est pas encore un gage de succès pour les communicateurs puisqu’à l’heure actuelle, un tel pari ne serait pas nécessairement gagné. En effet, plusieurs journalistes américains qui ont quitté de grands médias pour migrer vers le web sont, dans les faits, moins visibles.

Si la stratégie demeure encore risquée, elle peut toutefois contribuer, du moins pour l’instant, à faire augmenter les enchères au moment de négocier avec son patron.

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