En attendant le début de la nouvelle session à l’Assemblée nationale la semaine prochaine, ça s’active à la Tribune de la presse de Québec, sous la gouverne de son tout nouveau président, Alexandre Robillard, correspondant parlementaire à la Presse canadienne. ProjetJ revient avec lui sur le rôle de cette institution.

En attendant le début de la nouvelle session à l’Assemblée nationale la semaine prochaine, ça s’active à la Tribune de la presse de Québec, sous la gouverne de son tout nouveau président, Alexandre Robillard, correspondant parlementaire à la Presse canadienne. ProjetJ revient avec lui sur le rôle de cette institution.

Par Hélène Roulot-Ganzmann

Si la Tribune de la presse, telle qu’elle existe aujourd’hui, a vu le jour en 1958, dès 1871, les journalistes couvrant la colline parlementaire à Québec se sont regroupés au sein d’une association reconnue par les autorités parlementaires. À l’origine composée uniquement de journalistes, elle compte aujourd’hui parmi sa soixantaine de membres issue d’une vingtaine de médias, des chroniqueurs, des réalisateurs, des techniciens et autres recherchistes.

Son rôle principal, sélectionner ses membres et recommander leur accréditation au président de l’Assemblée nationale, qui dans la réalité ne fait qu’entériner les demandes.

«Le membership est très ouvert, souligne Alexandre Robillard, puisqu’il suffit d’avoir la majorité de ses activités à la Tribune de la presse et de faire partie d’un média reconnu.»

Une accréditation qui donne droit à un bureau dans l’édifice André-Laurendeau, adjacent à l’Hôtel du parlement, et de bénéficier de toutes les commodités dont un professionnel de l’information a besoin: accès aux signaux audio et vidéo des travaux parlementaires et autres activités qui se déroulent dans les édifices, à des salles pour réaliser des entrevues, aux documents officiels tels que des projets de  loi, les mémoires présentés en commission parlementaire, les rapports de commission, etc.

Bruits de couloir

«Sur ce dernier point, étant donné que tout est maintenant numérique, nous n’en avons plus vraiment l’exclusivité puisque n’importe quel journaliste en dehors de la Tribune de la presse, peut les obtenir, explique le nouveau président, élu le 28 avril dernier, succédant ainsi à Paul Journet de La Presse. En revanche, nous avons accès à certaines salles, et surtout aux corridors… ça nous permet de pouvoir interpeler les élus, de leur poser des questions en dehors des points de presse officiels. C’est capital de circuler librement dans le parlement. Lorsque les élus siègent ou qu’il y a des commissions parlementaires importantes, on passe d’ailleurs plus de temps dans les corridors que dans nos bureaux. C’est un des mandats de la Tribune de la presse de faire en sorte qu’on ne retire pas aux journalistes des zones d’accès, de préserver un équilibre raisonnable en fonction de nos besoins et de ceux des élus.»

Un équilibre pour l’instant satisfaisant, juge Alexandre Robillard, qui après quatre ans passé à la Tribune de la presse, a décidé d’en prendre la présidence pour se mettre au service de ses confrères.

Car ces confrères des autres médias, les membres de la Tribune les côtoient d’ailleurs bien plus que leurs propres collègues dans leurs salles de nouvelles respectives. Alors forcément, des amitiés se créent. Mais physiquement, chaque média a son bureau fermé, ce qui permet de pouvoir travailler sur un dossier sans que ça ne se sache.

Dans les starting-blocks

Élu le 7 avril dernier, le nouveau parlement ne recommencera à siéger que la semaine prochaine. Si les édifices sont plus calmes qu’à l’habitude, il n’en reste pas moins que les ministres se réunissent en conseil chaque mercredi, et que certains d’entre eux ont commencé à faire des sorties.

«À part en juillet et pour le temps des Fêtes, il est très rare qu’il n’y ait pas d’activités au Parlement, relate le courriériste de la Presse canadienne. Le Dr Barette a prononcé un discours la semaine dernière, cette semaine, c’est au tour du ministre des forêts et des parcs, Laurent Lessard. Pour l’instant, nous suivons l’entrée en fonction du nouveau gouvernement. Il y a aussi les caucus d’avant session, ça nous occupe. Et en ce qui concerne la Tribune de la presse, au fur et à mesure que les cabinets sont composés, nous faisons en sorte que les journalistes obtiennent les coordonnées des différents attachés de presse.»

À quelques jours de la rentrée parlementaire, les journalistes membres de la Tribune sont donc dans les starting-blocks. Parmi eux, Patrick Bellerose, journaliste au Huffington Post et premier reporter d’un média tout en ligne à faire partie de cette institution historique.

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