Le Devoir publie ce matin une
lettre ouverte du vice-président, Affaires corporatives et
institutionnelles de Quebecor, Serge Sasseville, dans laquelle il
explique que son entreprise n’engage pas de briseurs de grève. «En
aucun cas Le Journal de Montréal ne fait appel à des
journalistes ou photographes autres que ses propres cadres pour
exécuter le travail de ses employés en conflit», martèle-t-il.

Le Devoir publie ce matin une
lettre du vice-président, Affaires corporatives et
institutionnelles de Quebecor, Serge Sasseville, dans laquelle il
explique que son entreprise n’engage pas de briseurs de grève. «En
aucun cas Le Journal de Montréal ne fait appel à des
journalistes ou photographes autres que ses propres cadres pour
exécuter le travail de ses employés en conflit», martèle-t-il.

Il souligne que l’usage des services de
l’Agence QMI n’est pas illégal: «Pour ce qui est du recours à des
agences de presse durant un conflit de travail, non seulement est-il
permis par la loi, mais il était également prévu dans la
convention collective du Journal de Montréal». En effet, la
légitimité de cette agence fondée par Quebecor suite à la fin de
sa collaboration avec La presse canadienne a été confirmée
par la Cour supérieure, la Commission des relations de travail et la
Cour d’appel du Québec.

Cependant, Serge Sasseville omet de
mentionner que, depuis le début du conflit de travail qui affecte
253 salariés du Journal depuis 20 mois, le Journal de Montréal
a été épinglé deux fois par la Commission des relations de
travail pour avoir eu recours à des briseurs de grève. La première fois pour l’affectation du motivateur Guy
Bourgeois et la seconde pour celle du journaliste Sylvain Prevate.

Quelques uns de nos textes sur ce
conflit de travail:

Conflit au JdeM: la loi anti-scabs
est-elle la clef?

Tribune de la presse: Quebecor perd sa
cause en Cour

Rue Frontenac prépare un hebdo papier

Raynald Lebanc, un an de lock-out

Guerre de tranchée sur la Rue
Frontenac

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