Les journalistes et employés de bureau
affiliés au Syndicat des travailleurs de l’information du Journal
de Montréal
(STIJM) ont rejeté massivement la proposition de
règlement de conflit de leur patron, Quebecor.

Les journalistes et employés de bureau
affiliés au Syndicat des travailleurs de l’information du Journal
de Montréal
(STIJM) ont rejeté massivement la proposition de
règlement
de conflit de leur patron, Quebecor.

La partie patronale réclamait
d’importantes compressions, soit la réduction du nombre de
travailleurs de 253 à 52, ainsi que la fermeture totale de Rue
Frontenac
, le site d’information fondé par les journalistes pendant
le lock-out. De plus, l’employeur exigeait que les licenciés ne le
concurrencent pas en allant travailler pour La Presse ou
Cyberpresse et ne fondent pas de quotidiens francophones dans la
région montréalaise pendant les six mois suivants leur
licenciement.

Pour le coordonnateur de Rue Frontenac, bien que
«21 mois de lock-out, c’est long et difficile pour le moral, la
survie des couples et le paiement de l’hypothèque et des autres
dettes», l’offre patronale était tout simplement inconcevable.

De son côté, la direction du Journal
de Montréal
s’est dite déçue de l’issu du vote syndical et demeure
convaincue qu’elle offrait «un règlement honorable et satisfaisant
pour les deux parties». Elle a également spécifié que «le rejet
de l’offre et du contenu de la présente hypothèse de règlement
rendrait très difficile la poursuite de la médiation, ainsi qu’un
règlement de la convention collective à court et moyen termes».

Néanmoins, selon le président du
STIJM, Raynald Leblanc, la médiation se poursuit. Il est également probable que
Québec se penche sur ce conflit qui dure depuis le 24 janvier 2009
dans une commission parlementaire spéciale.

Dans les jours qui ont précédé
l’assemblée générale d’hier, ProjetJ a rencontré quelques
journalistes en lock-out afin de mesurer l’impact psychologique du
conflit. Ce reportage vous sera présenté plus tard aujourd’hui.

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