Hugues Serraf, Rue89 |

Notre presse papier ne va pas très bien. Notre presse Internet n’est pas en superforme non plus. Faut-il attendre la presse télépathique pour reprendre espoir?

J’ai peut-être un poil plombé la fête, l’autre soir à la rédaction de Vendredi, à l’occasion du pot de lancement de ce nouvel hebdomadaire fabriqué avec des morceaux de blogs. Ça n’était pas mon intention, loin de là: j’ai beaucoup d’admiration pour les gens qui prennent ce genre de risque et si j’ai moi-même participé à plusieurs lancements, c’était dans le confort de puissants groupes de presse. Forcément, c’est moins impliquant en cas d’échec…

Pour autant, j’ai passé mon temps à expliquer aux trois fondateurs, Philippe Cohen, Philippe Labarde et Jacques Rosselin, à quel point leur projet était mal-barré. Enfin, je ne l’ai pas dit « exactement » comme ça (je sais quand même un peu me tenir en société) mais, rétrospectivement, j’imagine que ça pouvait donner cette impression. Car pour tous mes efforts de pensée positive, je n’arrive pas à croire qu’il puisse se trouver 30 000 acheteurs réguliers (c’est le niveau de diffusion censé offrir à Vendredi son point d’équilibre économique) pour un titre proposant 90% de contenus issus de blogs ―soit des contenus disponibles gratuitement en ligne.

Hugues Serraf, Rue89 |

Notre presse papier ne va pas très bien. Notre presse Internet n’est pas en superforme non plus. Faut-il attendre la presse télépathique pour reprendre espoir?

J’ai peut-être un poil plombé la fête, l’autre soir à la rédaction de Vendredi, à l’occasion du pot de lancement de ce nouvel hebdomadaire fabriqué avec des morceaux de blogs. Ça n’était pas mon intention, loin de là: j’ai beaucoup d’admiration pour les gens qui prennent ce genre de risque et si j’ai moi-même participé à plusieurs lancements, c’était dans le confort de puissants groupes de presse. Forcément, c’est moins impliquant en cas d’échec…

Pour autant, j’ai passé mon temps à expliquer aux trois fondateurs, Philippe Cohen, Philippe Labarde et Jacques Rosselin, à quel point leur projet était mal-barré. Enfin, je ne l’ai pas dit « exactement » comme ça (je sais quand même un peu me tenir en société) mais, rétrospectivement, j’imagine que ça pouvait donner cette impression. Car pour tous mes efforts de pensée positive, je n’arrive pas à croire qu’il puisse se trouver 30 000 acheteurs réguliers (c’est le niveau de diffusion censé offrir à Vendredi son point d’équilibre économique) pour un titre proposant 90% de contenus issus de blogs ―soit des contenus disponibles gratuitement en ligne.

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