L'illustratrice juridique Delf Berg a suivi le procès pour infanticide de Guy Turcotte qui s'est terminé la semaine dernière par un verdict de non-responsabilité criminelle. Pendant 12 semaines, elle a assisté aux audiences et côtoyé les journalistes quotidiennement au Palais de justice de Saint-Jérôme. Elle nous livre aujourd'hui son regard sur la couverture médiatique du procès de l'année. 

L'illustratrice juridique Delf Berg a suivi le procès pour infanticide de Guy Turcotte qui s'est terminé la semaine dernière par un verdict de non-responsabilité criminelle. Pendant 12 semaines, elle a assisté aux audiences et côtoyé les journalistes quotidiennement au Palais de justice de Saint-Jérôme.

«Ça a été dur pour tout le monde, particulièrement pour ceux qui avaient des enfants. On a tous pleuré à un moment ou un autre», confie-t-elle, soulagée d'avoir pu s'extraire de la salle d'audience à certains moments pour éviter des témoignages ou des présentations de preuves trop difficiles à encaisser.

Le journaliste David Santerre, qui a couvert le procès pour Rue Frontenac, n'a pas pu en faire autant. «Les images qui ont été présentées dans la salle ont été triées. On a vu très peu de sang en fait, mais on ne pouvait pas faire autrement que d'imaginer la scène sur la base des témoignages. Comme j'ai moi-même deux enfants, c'était difficile de ne pas faire de projection, surtout au début du procès. Il m'a fallu séparer mon cerveau en deux», raconte-t-il.

Tout au long du procès, la prise d'image étant limitée dans l'enceinte des tribunaux, les illustrations de Delf Berg ont été diffusés à TVA, sur Canoë et dans les journaux du groupe Quebecor. L'artiste nous livre aujourd'hui son regard sur la couverture médiatique du procès de l'année:

 

Voir aussi:

Procès Turcotte: le droit du public à l'information en question

Interdiction de filmer dans les tribunaux

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