Confrontée à d’importantes
difficultés financières, la Fédération professionnelle des
journalistes du Québec (FPJQ) réduit la parution de son magazine,
Trente, à trois éditions par an au lieu des dix actuels. La
fédération supprimera également le poste de rédacteur en chef
adjoint, actuellement occupé par Patrick Déry, à partir du 1er
avril.

Confrontée à d’importantes
difficultés financières, la Fédération professionnelle des
journalistes du Québec (FPJQ) réduit la parution de son magazine,
Trente, à trois éditions par an au lieu des dix actuels. La
fédération supprimera également le poste de rédacteur en chef
adjoint, actuellement occupé par Patrick Déry, à partir du 1er
avril.

Entre 2009 et 2010, la
publication a vu ses revenus publicitaires chuter drastiquement
passant de 72 820 dollars à 50 055 dollars. Ses ventes en kiosque
ont également plongé passant de 9 494 exemplaires en 2009 à 822 en
2010. Ces résultats ont pesé lourd sur les finances de la FPJQ.

«Les
coûts importants liés à la production d’un magazine papier, dans
un marché publicitaire qui ne retrouvera jamais sa vigueur d’antan,
en raison de la crise des médias, sont en effet largement
responsable du déficit qui se creuse à la Fédération», explique
l’organisme sur son site.

Au
terme de l’exercice financier 2009-2010, la FPJQ a rapporté un
déficit de près de 21 000 dollars et son conseil d’administration
n’entrevoit pas d’embellie cette année. En effet, la suppression
d’un poste et la réduction des publications au Trente «aura un
impact limité sur l’année en cours, qui sera fortement
déficitaire malgré tout», explique l’organisme qui prévoit de
renouer avec l’équilibre financier au cours de l’année 2011-2012.

Pour
redresser la barre, la fédération réduit également temporairement
le salaire de son secrétaire général, Claude Robillard, de 20 pour
cent. Elle augmentera également les frais de perfectionnement et
envisage une légère hausse des cotisations.

«En prenant cette
décision difficile, la FPJQ assure la survie du magazine et du
blogue» et «s’assure ainsi qu’elle aura la latitude financière
nécessaire, au cours des prochaines années, pour se consacrer à
d’autres activités essentielles de défense des droits et intérêts
des journalistes», peut-on lire sur le site de l’organisme. 

Correction 20/01/11: La FPJQ explique que les ventes en kiosque du Trente sont stables depuis plusieurs années. Elles totalisent en moyenne 150 exemplaires par mois. Les chiffres publiés dans les derniers états financiers (9 494 exemplaires vendus en 2009 et 822 en
2010) sont le résultat d’un changement de méthode comptable et ne doivent donc pas être interprétés comme une chute des ventes.

Pour
en savoir plus sur l’histoire du Trente,
fondé en 1976 sous l’impulsion de Paule Beaugrand-Champagne,
consultez son édition spéciale trentième anniversaire parue en
avril 2006.

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