Stratégies |

L’école de journalisme, qui traverse une crise financière, se rapproche des universités lilloises et prévoit la création d’un pôle d’enseignement, aux côtés des facs et de l’Institut d’études politiques.

Les anciens l’ont découvert dans la gazette de l’école : « Il faut changer le modèle économique de l’École supérieure de journalisme de Lille », titre un des articles de la publication destinée aux ex-élèves de l’établissement. L’ESJ, créée en 1924, traverse des turbulences financières : l’exercice 2006-2007 fait état d’un déficit de 174 000 euros. Première explication : l’école souffre de la diminution de la taxe d’apprentissage. Cette dernière représentait 70 % des ressources il y a vingt-cinq ans, 55 % il y a encore dix ans. Aujourd’hui, elle ne pèse plus que pour 35 %. « Il existe désormais douze écoles reconnues par la convention collective, et on compte au total 70 centres de formation au journalisme et à la communication, souligne Daniel Deloit, directeur général de l’ESJ. Ceci a abouti à une dilution de la taxe d’apprentissage… »

Dans le même temps, un étudiant en journalisme coûte cher : 10 000 euros par mois, alors que les frais d’inscription se montent à 3 500 euros. « Et nous n’avons pas l’intention d’élever les droits d’inscription », prévient Daniel Deloit. L’école, qui dispose d’un budget de 3 millions d’euros, est de plus rattrapée par les mutations technologiques et doit en permanence investir pour former les étudiants sur un matériel adapté aux réalités des rédactions écrites ou audiovisuelles. « Le taux d’obsolescence du matériel est de plus en plus rapide, note Daniel Deloit. Mais nous ne barguignons pas là-dessus. Car nous savons que si la qualité de l’enseignement dispensée à l’ESJ flanche, la taxe professionnelle flanchera d’autant plus. »

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L’école de journalisme, qui traverse une crise financière, se rapproche des universités lilloises et prévoit la création d’un pôle d’enseignement, aux côtés des facs et de l’Institut d’études politiques.

Les anciens l’ont découvert dans la gazette de l’école : « Il faut changer le modèle économique de l’École supérieure de journalisme de Lille », titre un des articles de la publication destinée aux ex-élèves de l’établissement. L’ESJ, créée en 1924, traverse des turbulences financières : l’exercice 2006-2007 fait état d’un déficit de 174 000 euros. Première explication : l’école souffre de la diminution de la taxe d’apprentissage. Cette dernière représentait 70 % des ressources il y a vingt-cinq ans, 55 % il y a encore dix ans. Aujourd’hui, elle ne pèse plus que pour 35 %. « Il existe désormais douze écoles reconnues par la convention collective, et on compte au total 70 centres de formation au journalisme et à la communication, souligne Daniel Deloit, directeur général de l’ESJ. Ceci a abouti à une dilution de la taxe d’apprentissage… »

Dans le même temps, un étudiant en journalisme coûte cher : 10 000 euros par mois, alors que les frais d’inscription se montent à 3 500 euros. « Et nous n’avons pas l’intention d’élever les droits d’inscription », prévient Daniel Deloit. L’école, qui dispose d’un budget de 3 millions d’euros, est de plus rattrapée par les mutations technologiques et doit en permanence investir pour former les étudiants sur un matériel adapté aux réalités des rédactions écrites ou audiovisuelles. « Le taux d’obsolescence du matériel est de plus en plus rapide, note Daniel Deloit. Mais nous ne barguignons pas là-dessus. Car nous savons que si la qualité de l’enseignement dispensée à l’ESJ flanche, la taxe professionnelle flanchera d’autant plus. »

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