Steve Proulx, Voir |

L’information, vulgairement parlant, sert avant tout à vendre des journaux, des magazines; à générer des auditoires de bulletins de nouvelles. Disons-le crûment : l’information est un produit de consommation.

C’est une vérité que l’on devrait enseigner sérieusement dans les cours de journalisme. Remarquez, le sujet est tout aussi tabou chez les journalistes professionnels. On n’en parle pas. Chaque automne au Congrès de la FPJQ, la profession discute de la protection des sources, du droit du public à l’information et des limites de la liberté de presse. Rarement cause-t-on de l’info en tant que produit.

C’est d’ailleurs une chose qui nous différencie des agents immobiliers. Je le mentionne, car pour la population sondée par Léger Marketing, les agents immobiliers inspireraient presque autant confiance que les journalistes. Or, de quoi parlent les agents immobiliers à leur congrès annuel? Non, ils ne débattent pas de l’importance pour le citoyen d’avoir un toit sur la tête afin de mieux vivre en démocratie. Ils se demandent comment mieux vendre des maisons. Et leur ritournelle est : « Moi, j’vends! Moi, j’vends! »

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L’information, vulgairement parlant, sert avant tout à vendre des journaux, des magazines; à générer des auditoires de bulletins de nouvelles. Disons-le crûment : l’information est un produit de consommation.

C’est une vérité que l’on devrait enseigner sérieusement dans les cours de journalisme. Remarquez, le sujet est tout aussi tabou chez les journalistes professionnels. On n’en parle pas. Chaque automne au Congrès de la FPJQ, la profession discute de la protection des sources, du droit du public à l’information et des limites de la liberté de presse. Rarement cause-t-on de l’info en tant que produit.

C’est d’ailleurs une chose qui nous différencie des agents immobiliers. Je le mentionne, car pour la population sondée par Léger Marketing, les agents immobiliers inspireraient presque autant confiance que les journalistes. Or, de quoi parlent les agents immobiliers à leur congrès annuel? Non, ils ne débattent pas de l’importance pour le citoyen d’avoir un toit sur la tête afin de mieux vivre en démocratie. Ils se demandent comment mieux vendre des maisons. Et leur ritournelle est : « Moi, j’vends! Moi, j’vends! »

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