Une armée de 7000 journalistes,
photographes, et autres professionnels de l’information du monde
entier était massée à Londres ce matin pour couvrir le mariage du
prince William de Galles et de Catherine Middleton. Environ 2,5
milliards de téléspectateurs auraient suivi l’évènement
retransmis en direct grâce aux 450 km de câbles installés autour
de l’abbaye de Westminster et aux 140 camions de transmission
stationnés dans Green Park, le jardin public adjacent au palais de
Buckingham.

Une armée de 7000 journalistes,
photographes, et autres professionnels de l’information du monde
entier était massée à Londres ce matin pour couvrir le mariage du
prince William de Galles et de Catherine Middleton. Environ 2,5
milliards de téléspectateurs auraient suivi l’évènement
retransmis en direct grâce aux 450 km de câbles installés autour
de l’abbaye de Westminster et aux 140 camions de transmission
stationnés dans Green Park, le jardin public adjacent au palais de
Buckingham.

D’un bout à l’autre de la planète,
les médias consacrent des manchettes à ce mariage princier depuis
des semaines et, pour les accommoder, un village temporaire de
journalistes a été aménagé sur place. On y trouve 48 studios de
télévision temporaires. À elle seule la BBC, a mobilisé 850 personnes et une centaine de
caméras pour ne rien manquer de l’évènement. Le réseau public britannique ainsi que ses deux concurrents privés Sky et ITV ont obtenu l’exclusivité des images dans l’abbaye qu’ils revendent aux médias du reste de la planète à gros prix.

«Poser sa caméra en face de
l’entrée principale de l’abbaye de Westminster coûterait la
bagatelle de 50 000 £», soit près de 80 000 $ canadiens, selon le
quotidien français Le Parisien lui aussi présent sur place.
L’importante couverture des médias français fait d’ailleurs couler
beaucoup d’encre dans l’hexagone et ailleurs.

L’Américain Matthew Saltmarsh du New
York Times
s’est étonné cette semaine de l’intérêt des
rédactions françaises pour le mariage princier alors que leur pays
a rejeté la royauté et décapité Louis XVI en 1793. Dans la même
veine, le français Gilles Klein de Atlantico titrait son
éditorial de samedi dernier: «Au secours les médias français sont
monarchistes!» Il s’y révolte notamment que dans le quotidien Le
Monde
, «le prince William passe avant la ville bombardée et
assiégée de Misrata en Libye».

Mais les médias français ne sont pas
les seuls à avoir succombé à la frénésie royale. Toujours selon
Le Parisien, «les Brésiliens, les Chinois et les Japonais
forment le gros du contingent» de l’armée journalistique
londonienne. À leurs côtés, 125 personnes couvrent l’évènement pour CNN (à titre de comparaison, la chaîne a déployé 50 personnes pour couvrir la catastrophe au Japon). La chaîne américaine a dépêché
sur place quatre de ses présentateurs vedettes: Piers Morgan,
Richard Quest, Anderson Cooper et Kiran Chetry. Fox News et NBC sont également sur place, de même que Katie Couric et 15 de ses collègues de CBS.

Bien qu’en pleine campagne électorale,
les Canadiens ne sont pas en reste. Du côté francophone, Quebecor a
envoyé sur place les journalistes Eve-Marie Lortie et Marie-Joëlle Parent, tandis que Gesca y a
dépêché son chroniqueur vedette Yves Boisvert. De son côté,
Radio-Canada a confié la couverture de l’évènement à ses
correspondantes Azeb Wolde-Gorghis et Alexandra Szacka,
respectivement basées à Londres et à Paris. Du côté anglophone,
suivant les chaînes privées, le présentateur du téléjournal de
22h à CBC, Peter Mansbrige, est lui aussi à Londres accompagné de sa collègue Heather Hiscox et de Ciara Hunt, l’ancienne rédactrice
en chef du magazine à potins
Hello!

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