Par
Hugo Prévost de pieuvre.ca

Collaboration
en ligne, agences de presse, numérisation de l’information… Les
discussions allaient bon train, samedi, sur la transformation des
médias et l’avenir des professions des domaines du journalisme et
de la publicité, alors qu’une centaine de personnes se sont
réunies au Cœur des sciences de l’UQAM pour participer à la
seconde édition du MediaCamp Montréal. Cette anti-conférence,
basée sur le modèle du PodCamp Montréal, visait à rassembler sous
un même toit les acteurs des deux côtés de la médaille
médiatique.

Par
Hugo Prévost de pieuvre.ca

Collaboration
en ligne, agences de presse, numérisation de l’information… Les
discussions allaient bon train, samedi, sur la transformation des
médias et l’avenir des professions des domaines du journalisme et
de la publicité, alors qu’une centaine de personnes se sont
réunies au Cœur des sciences de l’UQAM pour participer à la
seconde édition du MediaCamp Montréal. Cette anti-conférence,
basée sur le modèle du PodCamp Montréal, visait à rassembler sous
un même toit les acteurs des deux côtés de la médaille
médiatique.

Premier constat – ou signe des temps?
– : ça twitte beaucoup au MediaCamp. Comme dans tous les
Camp, d’ailleurs, ou même lors des congrès de la
Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ),
Twitter est littéralement envahi de messages tournant autour des
présentations en cours, sans oublier les commentaires reliés à
l’événement en général. Tenez-vous le pour dit, la révolution
journalistique sera twittée, ou ne sera point.

Twitter est utilisé sur téléphone,
sur ordinateur portable, mais également sur tablette numérique. À
croire que la majorité des invités (une bonne centaine au total)
étaient commandités par Apple et son iPad. À un certain moment, on
aurait pu croire que les gens étaient davantage intéressés à
partager leurs impressions sur Twitter qu’à participer eux-mêmes
à la discussion; cette liberté de prise de parole est pourtant ce
qui différencie la formule Camp des conférences
traditionnelles…

Les ateliers étaient en effet conçus
afin de maximiser les discussions entre les spectateurs et les
orateurs, qui disposaient d’une quinzaine de minutes pour faire
leur présentation avant de devoir céder la parole au public. La
formule semble avoir fonctionné, et ce pour une seconde année
consécutive.

«Ce sont les gens de PodCamp
Montréal qui m’ont approché, en particulier Laurent Maisonnave,
qui est venu me voir car des gens de PodCamp voulait lancer un
événement se concentrant sur les médias en général et pas
seulement la baladodiffusion et les médias sociaux», explique
Mathieu Lavallée, l’un des deux co-fondateurs du projet MediaCamp
et l’un des quatre organisateurs de l’édition 2011 de
l’événement. Après une première expérience menée en tandem
avec PodCamp Montréal en 2010, les organisateurs ont eu envie que le
tout se reproduise, et ont ainsi créé un véritable OSBL pour
poursuivre l’expérience.

M. Lavallée, qui gagne sa vie comme
journaliste chez Les Affaires, ajoute que le tout doit
permettre d’aller chercher le plus d’idées possible chez tous
les participants. La conférence était d’ailleurs diffusée sur le
web sur le service Ustream, histoire de maximiser l’ouverture des
discussions.

Affirmant ne pas vouloir se placer en
faux par rapport aux autres rassemblements de journalistes, dont le
congrès annuel de la FPJQ, M. Lavallée estime que le MediaCamp a
l’avantage d’être prospectif et de tenter de deviner et de
définir les futurs tendances dans le domaine, à l’inverse de
certaines autres conférences qui examinent plutôt le parcours
accompli au cours des dernières années afin d’en tirer des
leçons.

En constante adaptation

Et quelles leçons! À la lumière des
différentes conférences données lors du MediaCamp, les
journalistes semblent condamnés à devenir non seulement des adeptes
du multitâches, mais également des professionnels des médias
sociaux. Gestion de communauté, tri des commentaires, ajout de
contenu destiné exclusivement au web: le tout donne l’impression
que le temps alloué à la recherche d’informations, à la
vérification et à la production même de contenu journalistique est
en train de disparaître.

Robots qui pondent des textes sportifs,
transformation de textes classiques en présentations interactives,
certains journalistes du public semblaient inquiets face à ce que
leur réserve l’avenir. D’autres ont plutôt livré de vibrant
plaidoyers en faveur d’une information de qualité et de la
diversité des médias. Quant à savoir si l’avenir favorisera ces
derniers, si la monétisation des contenus aura plutôt préséance,
ou s’il sera possible de trouver un juste milieu, seul l’avenir
le dira.

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