Après Le
Devoir
et The Gazette, le web québécois pourrait voir
pousser un foule de nouveaux murs payants. Quebecor considère en
effet la possibilité de mettre un terme à la gratuité sur ses
sites d’information. «C’est quelque chose que nous considérons», a
affirmé hier le président et chef de la direction de Quebecor,
Pierre-Karl Péladeau.

Après Le
Devoir
et The Gazette, le web québécois pourrait voir
pousser un foule de nouveaux murs payants. Quebecor considère en
effet la possibilité de mettre un terme à la gratuité sur ses
sites d’information. «C’est quelque chose que nous considérons», a
affirmé hier le président et chef de la direction de Quebecor,
Pierre-Karl Péladeau.

Répondant aux
questions des journalistes en marge de l’assemblée annuelle des
actionnaire du groupe, Pierre-Karl Péladeau a souligné que
«l’information a un coût» autant pour la presse écrite que pour
la télévision généraliste, rapporte Les Affaires.

Sur Internet, «la
gratuité fait en sorte que, si nous ne sommes pas en mesure d’avoir
des revenus comparables à ceux provenant des tirages de la presse
traditionnelle et que nous nous en tenons uniquement aux revenus
publicitaires, alors nous ne sommes pas en mesure de fournir toutes
les ressources nécessaires pour alimenter la cueillette des
informations», a expliqué le PDG.

Quebecor a récemment procédé à la
refonte des sites de ses quotidiens anglophones à Edmonton,
Winnipeg, Calgary, Toronto et Ottawa. La nouvelle plateforme sera
commercialisée prochainement et implantée sur les sites
francophones du groupe. Prévoit-elle un mur payant? «Pour l’instant
il n’y a pas d’annonce. Le cas échéant, on fera des annonces au
moment approprié», a répondu Pierre-Karl Péladeau.

Cette semaine, Postmedia a érigé un
mur payant sur deux de ses sites d’informations, celui de The
Gazette,
à Montréal, et du Times Colonist, à Victoria.
Inspiré de celui implanté sur le site du New York Times en
mars, ce mur permet à chaque internaute de consulter 20 articles par
mois gratuitement. S’il souhaite en lire davantage, il doit
s’abonner. Le quotidien anglo-montréalais est ainsi devenu le second quotidien
québécois à demander à ses lecteurs en ligne de sortir leur carte
de crédit.

Le Devoir, pour sa part, fait payer les lecteurs depuis ses premiers balbutiements sur la toile. «On
ne pouvait pas se permettre de tout offrir en ligne gratuitement et
de perdre des revenus d’abonnements. Nous avons aussi toujours été
convaincus que la publicité ne pouvait pas financer entièrement une
salle de rédaction pour lui permettre de produire du contenu en
ligne», expliquait l’éditeur du quotidien indépendant Robert
Descôteaux, il y a un an, dans
MarketingQC.

Aujourd’hui, ledevoir.com est alimenté
par une équipe dédiée et est consulté par
800 000 visiteurs uniques tous les mois.
À l’heure où ses concurrents se tournent vers le web payant,
Le
Devoir
se félicite
d’avoir choisi ce modèle avant eux. Robert Descôteaux estime en
effet avoir un avantage concurrentiel, car il a habitué ses lecteurs à
valoriser l’information.

Voir aussi:

Postmedia prend le virage du web payant

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