Le procès intenté par le président
de Quebecor, Pierre-Karl Péladeau, contre le vice-président de
Radio-Canada, Sylvain Lafrance, se poursuit aujourd’hui avec le
témoignage d’un linguiste pour expliquer le terme «voyou». Le
qualificatif que Sylvain Lafrance a accolé à Pierre-Karl Péladeau
en 2007 et qui lui vaut aujourd’hui une poursuite en diffamation.

Le procès intenté par le président
de Quebecor, Pierre-Karl Péladeau, contre le vice-président de
Radio-Canada, Sylvain Lafrance, se poursuit aujourd’hui avec le
témoignage d’un linguiste pour expliquer le terme «voyou». Le
qualificatif que Sylvain Lafrance a accolé à Pierre-Karl Péladeau
en 2007 et qui lui vaut aujourd’hui une poursuite en diffamation.

Les derniers jours n’ont pas été de
tout repos pour le patron de Quebecor qui a dû faire fasse aux
témoignages du président de l’Union des Artistes, Raymond Legault,
et de la présidente de l’Association des producteurs de films et de
télévision du Québec, Claire Samson.

Tous deux ont fortement critiqué sa
décision de retirer Vidéotron du Fonds canadien de télévision
(FCT) suite à laquelle Sylvain Lafrance a déclaré au Devoir:
«C’est une action inacceptable. Ce gars-là [Pierre Karl Péladeau] se promène comme un voyou, et il est en train de faire dérailler un
des systèmes télévisuels qui ont le plus de succès dans le
monde».

Une affirmation appuyée depuis 2007
par Claire Samson. Elle avait alors qualifié le geste de Pierre-Karl
Péladeau d’ «indigne» et d’ «inacceptable». Cette semaine elle a
déclaré qu’il a plongé l’industrie de la télévision dans la pire
crise qu’elle ait connue au cours des trois dernières décennies.
Raymond Legault n’a pas non plus mâché ses mots qualifiant la
décision de Pierre Karl Péladeau d’«irresponsable» et de
«dictatoriale».

Jusqu’en janvier 2007, Vidéotron
versait 15,2 millions de dollars au FCT, mais le PDG de Quebecor
n’appréciait pas que l’organisme octroi des fonds à des émissions
diffusées à Radio-Canada et exigeait de pouvoir obtenir de
l’argent pour des projets diffusés par des moyens non traditionnels,
tels que la vidéo sur demande et Internet. Emboîtant le pas de Shaw
Communication, Vidéotron a donc cessé ses contributions qui font
pourtant partie des règles du système de radiodiffusion canadien.


Pour en savoir plus:

Le retrait de Vidéotron du FCT aurait
pu être catastrophique

Bev Oda exige que les câblos
délinquants paient

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