Les lecteurs de deux quotidiens de
Postmedia doivent désormais sortir leur carte de crédit pour avoir
un accès intégrale à deux journaux du groupe sur Internet: The
Gazette
à Montréal et Times Colonist
à Victoria. Depuis hier après-midi, chaque internaute peut
consulter 20 articles par mois gratuitement. Au-delà, il doit
s’abonner.

Les lecteurs de deux quotidiens de
Postmedia doivent désormais sortir leur carte de crédit pour avoir
un accès intégrale à deux journaux du groupe sur Internet: The
Gazette
à Montréal et Times Colonist
à
Victoria. Depuis hier après-midi, chaque internaute peut
consulter 20 articles par mois gratuitement. Au-delà, il doit
s’abonner.

Postmedia a choisi ces deux journaux
situés à deux extrémités du pays pour tester un modèle de
paywall inspiré de celui du New York Times. Si l’expérience
est bien accueillie par le public, elle pourrait être imposée à
l’ensemble des publications du groupe, dont le National Post et
le Ottawa Citizen.

Le groupe aura à l’œil les
statistiques de fréquentations de ces sites au cours de prochaines
semaines, car l’érection d’un mur payant n’est pas sans risque. Au
New York Times, au cours des deux semaines suivant
l’installation du mur, le nombre de visiteurs uniques a chuté de 5
à 15%, selon les jours, et le nombre de pages vues de 11 à 30%,
d’après Hitwise. Le site du Times de Londres a également
fait face à une fuite massive des internautes dans les semaines qui
ont suivi l’installation d’un mur payant, il y a un an.

Selon le Globe and Mail, ériger
un mur payant sur les sites de The Gazette et du Times
Colonist
est néanmoins une aventure à faible risque, car ces
sites ne génèrent pas un trafic important. Le site du quotidien
montréalais a en effet reçu un million de visiteurs uniques en
avril et celui du Time Colonist en a reçu 283.000, selon
ComScore. En comparaison, 3,6 millions de visiteurs uniques se sont
rendus sur les sites du Globe and Mail
au cours de la même période.

Née de la faillite de CanWest Global
en 2010, Postmedia tente comme ses concurrents de suivre la migration
des lecteurs et des annonceurs vers Internet et de diversifier ses
revenus. Depuis un an, l’entreprise a réussi à gonfler ses revenus
numériques. Au dernier trimestre, ils ont augmenté de 8,3%
demeurant néanmoins une toute petite fraction de l’ensemble des
revenus du groupe.

Voir aussi:

La Presse en voie d’abandonner le papier

[node:ad]