François Bugingo, président de Reporters sans frontières Canada

Le jeudi 27 septembre, j’étais l’invité de l’émission Christiane
Charette pour commenter le film J’ai serré la main du diable, mettant
en vedette Roy Dupuis dans le rôle du général Roméo Dallaire, ancien
commandant des forces de l’ONU au Rwanda durant le génocide de 1994.

Durant mon intervention, j’ai exprimé mon agacement devant le
statut de héros attribué au général Dallaire par l’opinion publique et
les médias canadiens. Depuis, ma boîte vocale et mon courriel ont été
envahis de messages, certains me félicitant d’avoir «osé déboulonner ce
mythe», d’autres exprimant leur déception par rapport à ma sortie. D’un
côté, on faisait de moi un chef de file (à tort, puis-je l’assurer) de
la remise en question de la légende du «général Courage». De l’autre,
on se demandait si «le fiel de ma sortie» ne dissimulait pas en fait
une «insensée jalousie dans la course à la reconnaissance».

François Bugingo, président de Reporters sans frontières Canada

Le jeudi 27 septembre, j’étais l’invité de l’émission Christiane
Charette pour commenter le film J’ai serré la main du diable, mettant
en vedette Roy Dupuis dans le rôle du général Roméo Dallaire, ancien
commandant des forces de l’ONU au Rwanda durant le génocide de 1994.

Durant mon intervention, j’ai exprimé mon agacement devant le
statut de héros attribué au général Dallaire par l’opinion publique et
les médias canadiens. Depuis, ma boîte vocale et mon courriel ont été
envahis de messages, certains me félicitant d’avoir «osé déboulonner ce
mythe», d’autres exprimant leur déception par rapport à ma sortie. D’un
côté, on faisait de moi un chef de file (à tort, puis-je l’assurer) de
la remise en question de la légende du «général Courage». De l’autre,
on se demandait si «le fiel de ma sortie» ne dissimulait pas en fait
une «insensée jalousie dans la course à la reconnaissance».

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