Lancée
officiellement ce matin à 9h, la version québécoise de Wikileaks
suscite déjà de nombreuses réactions, car son porte-parole est un
ex-militant du Parti Québécois. Il s’agit de Luc Lefebvre,
un spécialiste en stratégies Internet qui a quitté la
formation politique il y a un an, après avoir publiquement exprimé
son opposition à la cheffe du parti, Pauline Marois.

Lancée
officiellement ce matin à 9h, la version québécoise de Wikileaks
suscite déjà de nombreuses réactions, car son porte-parole est un
ex-militant du Parti Québécois. Il s’agit de Luc Lefebvre,
un spécialiste en stratégies Internet qui a quitté la
formation politique il y a un an, après avoir publiquement exprimé
son opposition à la cheffe du parti, Pauline Marois.

Le Parti Québécois s’est totalement dissocié du projet et l’ancien militant n’a siégé à l’exécutif local du PQ dans la circonscription de
Saint-Henri-Sainte-Anne, à Montréal, que pendant
quelques semaines. Toutefois, pour
plusieurs internautes et observateurs, l’affiliation politique de Luc
Lefebvre discrédite complètement l’opération QuébecLeaks.
Plusieurs la qualifient tout bonnement de «pétard mouillé».

L’ex-militant
péquiste assure pourtant que son passé de nuira pas à
l’initiative. Il a expliqué n’être que le porte-parole d’un groupe
qui regroupe une trentaine de professionnels de divers domaines
d’activités, dont le droit, la finance, le journalisme, la
communication, la sécurité et l’informatique. Il précise par
ailleurs qu’il ne participera pas au processus de publication des
documents.

L’absence de révélation sur le site, un mois après son annonce,
suscite également beaucoup de déception sur les réseaux
sociaux. L’équipe n’avait en effet rien à dévoiler pour son
lancement ce matin à part l’identité de son porte-parole, jusqu’à
présent connu sous le pseudonyme Noam Chomsky. Le groupe a pourtant
titillé l’attention du public depuis plusieurs semaines, en plus
d’appeler les personnes disposant d’un accès privilégié à des
documents sensibles à les déposer sur le site.

Pour
les instigateurs de QuébecLeaks, «le Québec souffre d’un manque
de transparence et d’éthique ainsi que d’une sclérose sur le
plan politique et institutionnel. Les lois canadiennes et québécoises
d’accès à l’information, de par les contraintes qu’elles
posent au travail journalistique, finissent trop souvent par nuire au
droit du public à l’information». Ils souhaitent donc «donner
aux Québécois des outils pouvant permettre d’améliorer l’accès
à l’information».

QuebecLeaks
n’est pas le seul rejeton du célèbre Wikileaks, personnifié par
Julian Assange. Le monde de l’éducation a en effet récemment
accouché de la plateforme UniLeaks qui vise à promouvoir un système
d’éducation libre et ouvert en favorisant la libre circulation des
résultats de recherche.

Dans la même veine, le mouvement Montréal
Ouvert
milite pour que la Ville de Montréal, comme d’autres au
Canada, permette aux citoyens, programmeurs, entreprises ou
chercheurs, de consulter et manipuler librement les données
publiques municipales non confidentielles.

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