Radio-Canada a présenté ce matin la
programmation 2010-2011 de ses deux chaînes de radio, la Première
Chaîne et Espace Musique. Si la salle était essentiellement emplie
de gens de radio, à l’antenne les artisans de la télévision sont
de plus en plus présents, une manifestation de l’abolition de la
frontière entre les salles de rédaction des deux antennes.

Désormais, les journalistes de la
radio et de la télévision cohabitent en effet tous au sein du
Centre de l’information (CDI), un espace qui regroupait auparavant
uniquement les troupes de la télévision. Cette nouvelle
organisation implique que tous les journalistes relèvent désormais
d’affectateurs communs aux deux antennes et sont susceptibles de
produire des reportages pour l’une et l’autre en fonction de
l’importance de l’histoire qu’ils couvrent.

Radio-Canada a présenté ce matin la
programmation 2010-2011 de ses deux chaînes de radio, la Première
Chaîne et Espace Musique. Si la salle était essentiellement emplie
de gens de radio, à l’antenne les artisans de la télévision sont
de plus en plus présents, une manifestation de l’abolition de la
frontière entre les salles de rédaction des deux antennes.

Désormais, les journalistes de la
radio et de la télévision cohabitent en effet tous au sein du
Centre de l’information (CDI), un espace qui regroupait auparavant
uniquement les troupes de la télévision. Cette nouvelle
organisation implique que tous les journalistes relèvent désormais
d’affectateurs communs aux deux antennes et sont susceptibles de
produire des reportages pour l’une et l’autre en fonction de
l’importance de l’histoire qu’ils couvrent.

Maximiser les ressources

Pour le directeur général de
l’information de Radio-Canada, Alain Saulnier, l’intégration permet
de faire circuler l’information plus rapidement d’une équipe à
l’autre. «Ça nous permet de savoir ce que tout le monde fait et
donc de ne pas perdre de l’information, parce que je ne vous cacherai
pas que, par le passé, il est arrivé que la main droite ne sache
pas ce que la gauche faisait.»

Les ressources sont donc mieux
utilisées qu’auparavant, estime le vice-président principal des
Services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, pour qui
l’intégration permet à Radio-Canada de se renouveler à moindres
coûts. «Il n’y a pas eu d’augmentation de notre budget, donc il
faut se renouveler, par exemple ouvrir de nouvelles stations
régionales ou lancer des projets comme tou.tv, à l’intérieure des
ressources que nous avons. L’intégration nous permet de le faire»,
explique-t-il.

Espace Musique a en effet présenté ce
matin une vingtaine de nouveaux animateurs qui seront répartis dans
12 régions du pays. Ils
travailleront seuls sans réalisateurs ni techniciens à leurs côtés
et relèveront tous d’un réalisateur-coordonnateur unique basé à
Montréal qui fera le choix musical et supervisera l’équipe de
recherche. Pour Sylvain Lafrance, il aurait été impossible pour
Radio-Canada de s’impliquer en région selon l’ancienne organisation
du travail.

Préserver l’identité des antennes

Alain Saulnier et Sylvain Lafrance
excluent d’appliquer le modèle de l’animateur solitaire à d’autres
secteurs et se défendent de vouloir uniformiser les contenus de la
radio et de la télévision. «On tuerait la personnalité des deux
antennes si on se mettait à diffuser les mêmes contenus sur l’une
et l’autre», estime le grand patron de l’information de
Radio-Canada. Pour préserver les personnalités de chacune, il mise
sur des émissions fortes, telles que Désautels et
Maisonneuve en direct.

Comparant la stratégie d’intégration
de Radio-Canada à celle d’autres diffuseurs publics, Sylvain
Lafrance explique par ailleurs que l’intégration qu’il a mise en
place est moins radicale que celles de plusieurs autres: «certains
de nos vis-à-vis dans le monde ont complètement abandonné les
directions respectives des programmes radio et télé pour les
remplacer par des directions des journalistes, des variétés et des
dramatiques par exemple».

Du côté du public, plusieurs semblent
déjà sceptiques soulevant notamment la perte de personnalité
d’Espace Musique. Devant le décloisonnement de la programmation de
la chaîne, une auditrice écrit par exemple sur le blogue de la
rentrée
de Radio-Canada «qu’avons-nous à faire d’une radio sans
âme?».

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