Télé-Québec
réfléchit actuellement à la création d’une plateforme Web
d’information interrégionale sur mandat de la ministre de la
Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine
Saint-Pierre. Il s’agit d’une des premières suites au
rapport du Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de
l’information au Québec, piloté par la professeure Dominique
Payette.

Télé-Québec
réfléchit actuellement à la création d’une plateforme Web
d’information interrégionale sur mandat de la ministre de la
Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine
Saint-Pierre. Il s’agit d’une des premières suites au
rapport du Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de
l’information au Québec, piloté par la professeure Dominique
Payette.

La
recommandation 19

Pour
le Groupe de travail, malgré les compressions budgétaires
importantes des dernières années, la chaîne publique demeure un
outil important et sa structure régionale doit être mieux utilisée
pour accroître l’offre d’information aux Québécois. Il recommande
donc de «doter Télé-Québec d’un mandat d’information axée sur
l’information régionale et interrégionale». De cette mission
déboucherait une plateforme Web d’information qui
serait lancée en septembre 2012 et une émission d’information
hebdomadaire.

Cette recommandation n’est pas restée lettre morte. En avril, lors de l’étude à
l’Assemblée nationale des crédits budgétaires 2011-2012 de son
ministère, la ministre Saint-Pierre s’est dite très préoccupée
par l’information locale et régionale et la perte de diversité des
voix. Elle a annoncé avoir mandaté Télé-Québec pour réfléchir
à ce dossier et invité le directeur
général aux régions, partenariats et affaires internationales de la chaîne, Claude
Plante, à s’exprimer devant ses collègues députés.

Une
étude de faisabilité en cours

Il
a expliqué avoir accepté «le mandat de réfléchir à ce que
pourrait être une plateforme Web qui servirait à colliger, à
rassembler l’information d’abord locale vers une plateforme
régionale». Les plateformes régionales communiqueraient entre
elles pour favoriser l’interrégionalisation de l’information et en
arriver à une information de portée nationale. «Il
s’agit vraiment d’une attitude où on fédère l’information à
partir des localités en retenant ce qui peut être davantage d’un
intérêt régional et ensuite national», a dit M. Plante.

La
secrétaire générale de Télé-Québec, Hélène Drainville, est
responsable du dossier. Épaulée par la chercheuse Véronique
Labonté – qui a travaillé aux côtés de Dominique Payette et
d’Anne-Marie-Brunelle au sein du Groupe de travail sur
le journalisme et l’avenir de l’information –, elle rencontrera les
coordonnateurs régionaux de la chaîne dans les prochains jours et
mènera des consultations cet automne pour identifier des partenaires
possibles chez les médias communautaires, indépendants et
coopératifs, partout au Québec. L’étude de faisabilité de la
plateforme Web devrait être prête au terme de cette tournée des
régions, à la fin de l’année.

Pas
d’argent pour le moment

Pour
permettre à Télé-Québec de mettre en place cette plateforme, le Rapport Payette recommande que le gouvernement lui dédie 300 000
dollars et un délai d’un an pour présenter un projet, une
évaluation des ressources, un budget et un échéancier. Une fois
sur les rails, ce projet devra bénéficier d’un budget dédié
récurrent. De plus, les chercheurs recommandent d’«augmenter de
manière substantielle le budget de Télé-Québec dès que les
finances publiques le permettront». Ils demandent aussi à la
ministre d’intervenir auprès de CRTC pour que la chaîne devienne
admissible au Fonds d’amélioration de la programmation locale.

Mais,
pour le moment, Télé-Québec n’a pas reçu d’enveloppe budgétaire
supplémentaire, confie Mme Drainville qui souligne que les
démarches ne font que commencer. Jusqu’à présent, la ministre n’a
pour sa part pris aucun engagement financier. «Pour
ce qui est des augmentations budgétaires, on voit le contexte
économique dans lequel on est, mais il y a peut-être des façons
d’aller chercher des sous pour les médias communautaires sans
nécessairement aller piger dans la poche des contribuables»,
a-t-elle expliqué en avril.

Voir aussi:

Les Québécois de plus en plus friands d’info locale

Le Rapport Payette appelle une aide publique à l’information

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