Le duc et la
duchesse de Cambridge poursuivent leur tournée canadienne. Ils sont
aujourd’hui en Alberta. À leur suite, comment s’organisent les 1396
journalistes canadiens et étrangers accrédités pour suivre leur
voyage d’Ottawa à Calgary en passant, notamment, par Montréal et
Yellowknife? ProjetJ a posé la question à la journaliste
Jessica Murphy qui couvre l’événement pour Sun Media.

Le duc et la
duchesse de Cambridge poursuivent leur tournée canadienne. Ils sont
aujourd’hui en Alberta. À leur suite, comment s’organisent les 1396
journalistes canadiens et étrangers accrédités pour suivre leur
voyage d’Ottawa à Calgary en passant, notamment, par Montréal et
Yellowknife? ProjetJ a posé la question à la journaliste
Jessica Murphy qui couvre l’événement pour Sun Media.

Comment les
journalistes sont-ils accommodés pendant le voyage, est-ce comme une
campagne électorale?

L’organisation
diffère d’une campagne électorale, où les partis sont en quelque
sorte les hôtes des journalistes. Nous voyageons avec les chefs et
logeons dans les mêmes hôtels. Les partis prennent tout en charge.

Pour la visite
royale, il revient aux journalistes et à leur média de s’organiser
pour les déplacements entre la plupart des villes. Cependant, deux
vols dédiés ont été affrétés par les provinces pour les
déplacements du Québec à l’Île-du-Prince-Édouard et de là à
Yellowknife. Dans les villes, nous nous déplaçons en autobus. Côté
nourriture et logement, chaque média s’organise, mais nous sommes
généralement regroupés dans un hôtel central.

En terme
d’organisation, je dirais donc que c’est un peu plus difficile à
couvrir qu’une campagne électorale parce que nous devons nous
inquiéter un peu plus de la logistique.

Avez-vous le
droit de poser des questions au couple royal, êtes-vous tenus à
distance?

Le couple royal
n’accorde pas d’interviews du tout. Nous sommes gardés à distance
sauf en de rares occasions. Selon le protocole royal, nous ne pouvons
pas rapporter les propos de la duchesse ou du duc lorsqu’ils parlent
aux gens qu’ils rencontrent. On doit s’adresser à la personne qui a
discuté avec eux et rapporter ses propos à elle.

Cependant, le
protocole est en grande partie ignoré au cours de cette visite et
beaucoup de conversations sont directement rapportées par plusieurs
journalistes. Il y a par ailleurs eu une réception spécialement
pour les journalistes à l’Île-du-Prince-Édouard où nous avons
tous pu avoir une conversation très brève avec le Duc ou la
Duchesse.

Combien coûte
votre couverture à votre média?

Je ne peux
vraiment pas répondre précisément à cette question. Mais les
coûts totaux comprennent les frais d’hébergement à l’hôtel, des
déplacements en avion, du pool de médias pour la couverture de
divers événements, en plus de diverses petites dépenses
quotidiennes.

(À titre comparatif, une place dans la caravane du Parti
conservateur ou du Parti libéral en campagne électorale coûte
autour de 50 000 dollars seulement pour les transports, les repas
pendant les heures de campagne et les installations techniques dans
les hôtels et dans les autocars. À cette somme s’ajoutent les
heures supplémentaires, les chambres d’hôtel et les allocations
quotidiennes ou perdiem, écrivait Vincent Marissal de La Presse en
avril dernier.)

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Voir aussi:
William, Kate et les 1400 journalistes au Canada