Pierre-Karl
Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor, et
Sylvain
Lafrance, vice-président principal de Radio-Canada, passent l’éponge
sur leur confrontation judiciaire. Quebecor et Radio-Canada ont
mutuellement convenu de mettre fin aux procédures judiciaires et de
régler leur litige relatif à l’usage du terme “voyou” par M.Lafrance par l’émission d’un communiqué.

Pierre-Karl
Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor, et
Sylvain
Lafrance, vice-président principal de Radio-Canada, passent l’éponge
sur leur confrontation judiciaire. Quebecor et Radio-Canada ont
mutuellement convenu de mettre fin aux procédures judiciaires et de
régler leur litige relatif à l’usage du terme “voyou” par M.Lafrance par l’émission ce matin d’un communiqué.

Quebecor avait intenté une poursuite
en diffamation contre Radio-Canada après que Sylvain Lafrance ait
affirmé en entrevue au Devoir en 2007 que Pierre-Karl
Péladeau avait eu un «comportement de voyou» en suspendant les
contributions de Vidéotron au Fonds canadien de la télévision,
tout comme Shaw Communication.

Le conglomérat n’appréciait pas que
l’organisme octroi des fonds à des émissions diffusées à
Radio-Canada et exigeait de pouvoir obtenir de l’argent pour des
projets diffusés par des moyens non traditionnels, tels que la vidéo
sur demande et Internet.

Un tollé médiatique

Cette décision avait soulevé un tollé
dans le milieu médiatique québécois. Le président de l’Union des
Artistes, Raymond Legault, et la présidente de l’Association des
producteurs de films et de télévision du Québec, Claire Samson,
avaient eu aussi critiqué le geste de Pierre-Karl Péladeau.

Claire Samson a en effet déclaré
qu’il a plongé l’industrie de la télévision dans la pire crise
qu’elle ait connue au cours des trois dernières décennies. Raymond
Legault a pour sa part qualifié la décision de Pierre Karl Péladeau
d’«irresponsable» et de «dictatoriale».

Le procès opposant les deux patrons de
presse en novembre dernier, sur fond de conflit de travail au Journal
de Montréal,
a fait couler beaucoup d’encre. Le juge Claude Larouche,
qui traitait le dossier, a même été contraint de se récuser sur
ordre de la Cour d’appel pour avoir manqué d’impartialité envers
Quebecor. Renvoyé devant la Cour supérieure, le dossier se termine
finalement hors cour.

Sylvain Lafrance s’excuse

«Les parties se sont récemment rencontrées et ont
mutuellement convenu qu’il était approprié de tourner la page et de
mettre fin aux procédures judiciaires», indiquent Radio-Canada et
Quebecor dans un communiqué. Radio-Canada et Sylvain
Lafrance s’excusent auprès de Pierre-Karl Péladeau soulignant
qu’«il est regrettable et malheureux qu’une référence au mot
«voyou» ait été utilisée».

En mars, le Groupe Quebecor se disait conscient des
dépenses de fonds public que ces procédures impliquaient, et se
disait ouvert à tenter de trouver une façon d’éviter un long
procès. Le Vice-président, Affaires corporatives et
institutionnelles de Quebecor Media, Serge
Sasseville
,
soulignait déjà que toute cette affaire aurait pu être évitée avec de
simples excuses de la part de Sylvain Lafrance.


Voir aussi:

Péladeau vs Lafrance: “voyou”, “irresponsable” et “dictatoriale”

Procès Péladeau-Lafrance: le juge a manqué d’impartialité

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