«Ici CIBL Radio-Montréal… pour y rester.» C'est sur ces mots que se termine le livre CIBL. 30 ans de radio citoyenne lancé hier soir dans les locaux de la station dans l'est de Montréal. Avec la complicités des artisans de la station, les auteurs Chloé Sondervorst et Robert Blondin signent «un livre qui s'écoute comme une émission de radio», comme ils le décrivent eux-même très justement.

«Ici CIBL Radio-Montréal… pour y rester.» C'est sur ces mots que se termine le livre CIBL. 30 ans de radio citoyenne lancé hier soir dans les locaux de la station dans l'est de Montréal. Avec la complicités des artisans de la station, les auteurs Chloé Sondervorst et Robert Blondin signent «un livre qui s'écoute comme une émission de radio», comme ils le décrivent eux-même très justement.

L'ouvrage retrace les 30 années d'action culturelle et sociale de CIBL à travers les témoignages de 122 de ses artisans d'aujourd'hui et d'hier. Des animatrices Monique Giroux à Catherine Pogonat, aux journalistes Michel Labrecque et Alain Brunet, en passant par la ministre de l'Éducation Line Beauchamp qui fut directrice générale de la station, mais aussi les nombreux artistes et humoristes, dont Infoman et Rock et Belles Oreilles (RBO), tous racontent ce fabuleux outil de communication au service de la communauté.

Ils expliquent la place que la station a eue et conserve dans leur vie – parce que ceux qui y entrent, n'en sortent jamais complètement – mais aussi de son impact sur la métropole, la culture et l'information. «L'information municipale, dans les années 1980, était négligée par les grands réseaux sauf, à toutes fins utiles, les médias anglophones. Graduellement CIBL a contribué – parmi d'autres facteurs – à l'arrivée de la couverture municipale à Montréal», explique le producteur Jacques K.Primeau qui y a débuté avec RBO. Cependant, loin d'être nostalgique, ce livre témoigne de l'engagement citoyen de la station pour l'avenir.

L'ouvrage se termine en effet par un manifeste soulignant le rôle complémentaire de la radio communautaire dans un monde médiatique concentré. «La radio communautaire fournit un service d'information garanti. Ses antennes de propriété collective ne pourront jamais être achetées. Elle n'hésite pas à renforcer sa présence dans des créneaux et des espaces non rentables en termes économiques. Elle répond avec audace aux questions d'occupation du territoire [en mettant en valeur l'information locale et citoyenne]». La suite de l'histoire se jouera au cœur du quartier des spectacles, à l'angle des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine (le 2-22), où la smala CIBLienne doit migrer sous peu.

 

 

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