Par Marie-Claude Savoie

Un bon synopsis peut souvent servir de porte d'entrée pour une relation professionnelle entre un pigiste et une équipe de rédaction. D'où l'importance de bien le maîtriser afin d'attirer l'attention sur nos idées. Toutefois, plusieurs programmes d'études en journalisme n'apprennent pas à leurs étudiants cette base importante du journalisme indépendant. Moi-même étudiante en communication publique à l'Université Laval, j'avoue qu'à chaque fois que j'entends parler de synopsis, un énorme point d'interrogation envahit mon esprit. Comment on écrit un synopsis?

 

Par Marie-Claude Savoie – paru dans L'Indépendant de l'AJIQ

Un bon synopsis peut souvent servir de porte d'entrée pour une relation professionnelle entre un pigiste et une équipe de rédaction. D'où l'importance de bien le maîtriser afin d'attirer l'attention sur nos idées. Toutefois, plusieurs programmes d'études en journalisme n'apprennent pas à leurs étudiants cette base importante du journalisme indépendant. Moi-même étudiante en communication publique à l'Université Laval, j'avoue qu'à chaque fois que j'entends parler de synopsis, un énorme point d'interrogation envahit mon esprit. Comment on écrit un synopsis?

Ce n'est pourtant pas si compliqué. Après avoir trouvé une idée intéressante en laquelle on croit et avoir trouvé quelques publications dans lesquelles on pourrait être publié, il ne reste qu'à trouver une façon originale de la présenter. Nancy Caouette, journaliste indépendante de la grande région de Québec, compare le synopsis à une publicité pour vendre un film. «Il faut chercher un moyen d'être punché! La première phrase doit être la plus accrocheuse, un peu comme un lead.» Elle suggère aussi d'être varié dans la ponctuation et de ne pas avoir peur d'utiliser les points de suspension ou encore les points d'exclamation. Bref, tout pour créer un effet wow!

Pour ce qui est de la longueur, tout dépend des publications. Par exemple, Elle Québec préfèrerait les synopsis plus longs et détaillés, mais la norme se trouve plutôt dans les quatre à cinq lignes. «Dans un courriel, le synopsis doit être assez court pour ne pas avoir à descendre la barre de défilement», affirme Mme Caouette. À travers ces lignes, il faut y retrouver l'histoire de notre article et aussi expliquer ce qui rend notre sujet intéressant pour l'équipe de rédaction. On peut aussi y inclure quelques idées de sources à rejoindre, mais toujours en gardant en tête de ne pas donner trop de détails.

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Au-delà de ce cours texte, la démarche derrière le synopsis est importante. Il faut le voir comme un travail de préparation et de réflexion. Ce n'est pas une commande et cela ne sert à rien de passer des dizaines d'heures de recherche sur un sujet que nous n'avons pas encore vendu. Par contre, la connaissance de la publication à laquelle nous voulons vendre ce sujet s'avère assez importante à cette étape. Soumettre un sujet qui a été abordé récemment est une erreur. «Il faut savoir ce qui a été fait, et même remonter jusque dans les deux dernières années pour ne pas perdre notre crédibilité», conseille Nancy Caouette. C'est pourquoi elle passe du temps dans les bibliothèques, pour consulter les derniers numéros parus de différents magazines, ou encore dans les banques de données en ligne, comme Eureka. Elle se tient également au courant de ce que les collaborateurs spéciaux écrivent dans les journaux, puisqu'ils y sont souvent les principaux pigistes.

D'ailleurs, même si le synopsis est plus populaire pour entrer en contact avec les salles de rédaction des magazines, cela peut aussi se faire avec les journaux, notamment pour un article réalisé à l'étranger.

Finalement, n'hésitez pas à demander conseil à vos collègues pigistes par rapport à ce que demandent les rédacteurs en chef en matière de synopsis. Se faire relire est aussi très important, autant pour l'orthographe que pour tester notre effet wow. Le synopsis est l'une des meilleures façons d'obtenir un contrat, d'où l'importance de bien le maîtriser, selon Nancy Caouette. «Parfois, on peut aussi appeler la salle de rédaction. Quand on n'a pas eu de réponse en envoyant notre synopsis, on peut arriver à les convaincre en réexpliquant notre idée et en donnant plus de détails.»