Marc-François Bernier, ProjetJ | La récente révision de l’ombudsman de Radio-Canada est un souffle d’air frais qui va peut-être dépoussiérer quelque peu les habituelles relations que les grands médias entretiennent avec les principaux partis politiques. D’une certaine façon, Julie Miville-Dechêne invite Radio-Canada à ne plus être à la remorque des stratégies, voire des caprices des organisateurs politiques dont les intérêts ne sont pas toujours compatibles avec le droit du public à une information diversifiée.

Marc-François Bernier, ProjetJ |

La récente révision de l’ombudsman de Radio-Canada est un souffle d’air frais qui va peut-être dépoussiérer quelque peu les habituelles relations que les grands médias entretiennent avec les principaux partis politiques. D’une certaine façon, Julie Miville-Dechêne invite Radio-Canada à ne plus être à la remorque des stratégies, voire des caprices des organisateurs politiques dont les intérêts ne sont pas toujours compatibles avec le droit du public à une information diversifiée.

S’il est tout à fait vrai que les Normes et pratiques journalistiques en vigueur à la SRC n’obligent aucunement ce diffuseur public à accorder aux petits partis et à leurs candidats le même traitement dont profitent les trois principaux partis politique, rien n’empêche la SRC de faire preuve d’initiative et d’originalité en proposant d’autres espaces de débat. On pourrait en dire de même en ce qui concerne Télé-Québec qui rate une excellent occasion de se distinguer et de s’affirmer.

On peut très bien imaginer, par exemple, que la SRC invite les représentants de trois ou quatre formations marginales à débattre eux aussi, pendant deux heures, à propos d’enjeux qui sont parfois ignorés ou marginalisés par les principales formations politiques. Radio-Canada a les ressources journalistiques, tout comme les moyens techniques et promotionnels pour rendre une telle rencontre fort intéressante pour bon nombre d’électeurs désenchantés des partis traditionnels. Ce débat pourrait survenir quelques jours après le débat des chefs des principales formations politiques, de façon à ce que les représentants des partis marginaux puissent se préparer convenablement et offrir une réplique substantielle.

On ne peut certes pas exiger une telle initiative de TVA, encore moins de TQS, mais il nous semble que Radio-Canada a cette obligation d’offrir de la diversité là où les intérêts des grands partis politiques comme des réseaux privés cherchent plutôt à homogénéiser les débats tout comme les auditoires. On peut dire la même chose de Télé-Québec.

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