Bénédicte Rallu, Mag-pigiste.org |

Avec les Assises du journalisme qui se sont tenues du 7 au 9 mars à Lille et Arras, les journalistes de l’ombre sont sortis au grand jour. Sans retentissement flagrant dans la presse… La visibilité effraie… les journalistes ? Les médias ?

Ils étaient là ou pas, ces pigistes, aux Assises ? Quand on lit la presse, on peut se poser la question. Dans son « spectre d’un monde sans journalistes », Le Monde daté du 11 mars n’aborde pas la question des pigistes. Dans son édition du 8 mars, le quotidien du soir rend compte du bonheur fragile de la profession, et quand même de celui encore plus fragile des pigistes. « Très majoritairement (à 92 %), les journalistes se disent « heureux » d’exercer leur profession. Sans surprise, ce score est plus faible (73 %) chez les pigistes, au statut plus précaire. »

Libération évoque quand même la présence de « beaucoup de pigistes » dans les couloirs de ces Assises dans son article du 13 mars « Séance de thérapie collective pour journalistes déprimés ». Mais il faut aller dans sa rubrique Emploi et sa chronique de la vie au travail du 12 mars pour découvrir le quotidien d’un pigiste, « Olivier, 40 ans, est pigiste : journaliste indépendant travaillant pour plusieurs employeurs. (…) Les patrons de presse ont bien compris le truc, si je réclame davantage, ils me répondent que, derrière moi, il y a plein de jeunes prêts à prendre ma place pour moins cher, des stagiaires à exploiter qui se damneraient pour bosser.

Bénédicte Rallu, Mag-pigiste.org |

Avec les Assises du journalisme qui se sont tenues du 7 au 9 mars à Lille et Arras, les journalistes de l’ombre sont sortis au grand jour. Sans retentissement flagrant dans la presse… La visibilité effraie… les journalistes ? Les médias ?

Ils étaient là ou pas, ces pigistes, aux Assises ? Quand on lit la presse, on peut se poser la question. Dans son « spectre d’un monde sans journalistes », Le Monde daté du 11 mars n’aborde pas la question des pigistes. Dans son édition du 8 mars, le quotidien du soir rend compte du bonheur fragile de la profession, et quand même de celui encore plus fragile des pigistes. « Très majoritairement (à 92 %), les journalistes se disent « heureux » d’exercer leur profession. Sans surprise, ce score est plus faible (73 %) chez les pigistes, au statut plus précaire. »

Libération évoque quand même la présence de « beaucoup de pigistes » dans les couloirs de ces Assises dans son article du 13 mars « Séance de thérapie collective pour journalistes déprimés ». Mais il faut aller dans sa rubrique Emploi et sa chronique de la vie au travail du 12 mars pour découvrir le quotidien d’un pigiste, « Olivier, 40 ans, est pigiste : journaliste indépendant travaillant pour plusieurs employeurs. (…) Les patrons de presse ont bien compris le truc, si je réclame davantage, ils me répondent que, derrière moi, il y a plein de jeunes prêts à prendre ma place pour moins cher, des stagiaires à exploiter qui se damneraient pour bosser.

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