Louis Lafortune, Le Droit*

L’École de journalisme de l’Université Carleton à Ottawa laisse tomber le français comme prérequis obligatoire en vue de l’obtention d’un diplôme, une décision qui ne plaît pas au commissaire aux langues officielles du Canada.

À partir de septembre 2008, les étudiants au programme de quatre ans n’auront plus à prendre un cours d’introduction au français s’ils démontrent une connaissance d’une langue seconde autre que l’anglais.

Le professeur Christopher Waddell, directeur adjoint de l’École de journalisme, a affirmé au Droit hier que le profil des étudiants a beaucoup changé et que l’université forme maintenant des journalistes qui vont travailler partout dans le monde dans plusieurs langues.

Plusieurs diplômés se retrouvent aussi dans des journaux, des stations de radio ou de télévision au Canada qui diffusent de l’information dans d’autres langues que le français ou l’anglais. Une centaine d’étudiants par année obtiennent leur diplôme en journalisme de Carleton.

M. Waddell dit ne pas craindre un ressac face à cette décision. Il précise que depuis les 10 ou 15 dernières années, de plus en plus d’étudiants arrivent déjà avec une connaissance du français, notamment ceux issus des écoles d’immersion. Ces étudiants sont exemptés du cours d’introduction au français.

Et avec le temps, d’autres étudiants parlant une autre langue que l’anglais, ont demandé une exemption du cours de français. “Sur une base individuelle, nous acceptions d’accorder des exemptions à ces étudiants. Ce que nous faisons maintenant, c’est que nous rendons officielle notre politique”, a dit Christopher Waddell.

Ainsi, les étudiants parlant une langue seconde autre que l’anglais n’auront plus à prendre l’introduction au français.

“Mais les étudiants anglophones qui n’ont aucune langue seconde, devront continuer à prendre le cours de français”, précise M. Waddell.

La décision de Carleton est critiquée par le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser. Dans une entrevue accordée au journal étudiant The Charlatan, M. Fraser a estimé que les futurs journalistes devraient comprendre les leaders politiques du Canada quand ils parlent dans l’une ou l’autre des deux langues officielles du pays.

*reproduit avec l’autorisation de l’auteur.


Louis Lafortune, Le Droit*

L’École de journalisme de l’Université Carleton à Ottawa laisse tomber le français comme prérequis obligatoire en vue de l’obtention d’un diplôme, une décision qui ne plaît pas au commissaire aux langues officielles du Canada.

À partir de septembre 2008, les étudiants au programme de quatre ans n’auront plus à prendre un cours d’introduction au français s’ils démontrent une connaissance d’une langue seconde autre que l’anglais.

Le professeur Christopher Waddell, directeur adjoint de l’École de journalisme, a affirmé au Droit hier que le profil des étudiants a beaucoup changé et que l’université forme maintenant des journalistes qui vont travailler partout dans le monde dans plusieurs langues.

Plusieurs diplômés se retrouvent aussi dans des journaux, des stations de radio ou de télévision au Canada qui diffusent de l’information dans d’autres langues que le français ou l’anglais. Une centaine d’étudiants par année obtiennent leur diplôme en journalisme de Carleton.

M. Waddell dit ne pas craindre un ressac face à cette décision. Il précise que depuis les 10 ou 15 dernières années, de plus en plus d’étudiants arrivent déjà avec une connaissance du français, notamment ceux issus des écoles d’immersion. Ces étudiants sont exemptés du cours d’introduction au français.

Et avec le temps, d’autres étudiants parlant une autre langue que l’anglais, ont demandé une exemption du cours de français. “Sur une base individuelle, nous acceptions d’accorder des exemptions à ces étudiants. Ce que nous faisons maintenant, c’est que nous rendons officielle notre politique”, a dit Christopher Waddell.

Ainsi, les étudiants parlant une langue seconde autre que l’anglais n’auront plus à prendre l’introduction au français.

“Mais les étudiants anglophones qui n’ont aucune langue seconde, devront continuer à prendre le cours de français”, précise M. Waddell.

La décision de Carleton est critiquée par le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser. Dans une entrevue accordée au journal étudiant The Charlatan, M. Fraser a estimé que les futurs journalistes devraient comprendre les leaders politiques du Canada quand ils parlent dans l’une ou l’autre des deux langues officielles du pays.

*reproduit avec l’autorisation de l’auteur.

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