Par Caroline Larocque-Allard et Daphnée Hacker-B.

C’est en gazouillant sur Twitter que nos anciens professeurs et futurs collègues journalistes nous ont informées avec enthousiasme de la tenue d’un colloque à l’Université de Montréal sur l’avenir de la formation en journalisme. En tant que jeunes professionnelles, cet évènement qui se tiendra au mois de mars prochain nous semblait invitant… jusqu’à ce que nous constations les frais d’inscription exorbitants.

Par Caroline Larocque-Allard et Daphnée Hacker-B.

Nous sommes deux finissantes à la maîtrise en journalisme international de l’Université Laval.

C’est en gazouillant sur Twitter que nos anciens professeurs et futurs collègues journalistes nous ont informées avec enthousiasme de la tenue d’un colloque à l’Université de Montréal sur l’avenir de la formation en journalisme.

En tant que jeunes professionnelles, cet évènement qui se tiendra au mois de mars prochain nous semblait invitant… jusqu’à ce que nous constations les frais d’inscription exorbitants.

Nous trouvons aberrant qu’une telle opportunité de discuter de l’avenir d’un métier de plus en plus précaire soit réservée à une poignée de privilégiés. Des sommes variants de 100 dollars pour les étudiants à plus de 500 dollars au tarif régulier sont exigées pour assister à ce colloque.

Nul besoin de préciser que nous sortons tout juste des salles de classe, un diplôme en main, certes, mais rien dans les poches. Pensons aussi à tous nos collègues pigistes, de plus en plus nombreux, dont le travail n’est pas garant de stabilité financière. Une telle somme d’argent semble d’autant plus démesurée lorsque le salaire du prochain mois n’est pas assuré.

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Avec de tels tarifs, il semble que la discussion autour de l’avenir de la formation journalistique soit la chasse gardée des chercheurs et directeurs de programmes. De plus, la sortie du rapport Payette, il y a un an, qui suggère un nouveau statut de journaliste professionnel a placé la formation au coeur d’un débat nécessaire entre tous les acteurs impliqués. Nous trouvons donc dommage d’être ainsi exclues de cette discussion, bien que ce soit de manière indirecte. Nous en avons beaucoup à dire!

Nous lançons un appel à tous nos collègues et aux participants de ce colloque afin qu’une révision des tarifs soit faite et puisse ainsi permettre la tenue d’un évènement inclusif plutôt qu’exclusif.

 

Voir aussi:

Préparer les journalistes du XXIe siècle: un colloque à l'UdeM