Par Justin Ling

Je me suis frotté à la matraque, j'ai été à un pied de me faire trancher la tête par une poubelle volante, j'ai été arrêté et détenus par le SPVM… bref, j'avais besoin de ventiler avec des confrères. J'ai donc fait ce que n'importe quel journaliste moderne ferait: j'ai créé un mot-clic à ce sujet #manifenbars.

Voir aussi: Un journaliste au SPVM: "je me suis senti intimidé et brimé dans mon travail"

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Par Justin Ling – originellement paru sur J-Source.ca – Traduit par Anne Caroline Desplanques

S'il y avait une chose qui manquait à ses cent jours et quelques de soulèvement à Montréal, c'était la boisson.

Je me suis frotté à la matraque, j'ai été à un pied de me faire trancher la tête par une poubelle volante, j'ai été au cœur de plusieurs fanfares, j'ai été arrêté et détenus par le SPVM… bref, j'avais besoin de ventiler avec des confrères.

J'ai donc fait ce que n'importe quel journaliste moderne ferait: j'ai créé un mot-clic à ce sujet #manifenbars. Dérivé de #manifencours créé par le SPVM, c'est un mot-clic pour organiser des rassemblements post-manif entre journalistes intrépides fourbus d'avoir suivi des brigades itinérantes de mécontents.

Une tour d'ivoire d'auto-indulgence pour le quatrième pouvoir a rarement été aussi importante au Canada que ces dernières semaines. Les journalistes ont été confrontés à des difficultés quotidiennes dans les rues de Montréal. De l'abus pur et simple subi par l'équipe de CUTV aux troupeaux de reporters pris en souricière et arrêtés, les journalistes de Montréal ont eu plus que des ampoules aux pieds pour se plaindre.

La semaine dernière, je me suis retrouvé menotté, assis sur le trottoir dans une rue résidentielle dans le Village gai. Agiter mes accréditations de presse semi-officielles n'a suscité que des regards vides de la part de policiers qui m'intimaient de me taire. Je dois ma libération à un tweet que j'ai réussi à envoyer avant qu'on m'expédie dans un centre de détention.

Pour lire la suite (en anglais), rendez-vous sur J-Source.ca