Mélanie Meloche-Holubowski, CIPUF/ProjetJ |

Quel journaliste ne rêve pas de partir à l’étranger pour couvrir les grands évènements de l’histoire? Ce dimanche 2 novembre, je partirai avec une vingtaine de jeunes de 18 à 35 ans à New York couvrir les élections américaines. Organisé par le Carrefour international de la presse universitaire francophone (CIPUF), le stage offre aux jeunes journalistes une occasion de développer leurs habiletés professionnelles en contexte international.

Mélanie Meloche-Holubowski, CIPUF/ProjetJ |

Quel journaliste ne rêve pas de partir à l’étranger pour couvrir les grands évènements de l’histoire? Ce dimanche 2 novembre, je partirai avec une vingtaine de jeunes de 18 à 35 ans à New York couvrir les élections américaines. Organisé par le Carrefour international de la presse universitaire francophone (CIPUF), le stage offre aux jeunes journalistes une occasion de développer leurs habiletés professionnelles en contexte international.

Je serai donc aux premières loges de l’élection du premier président afro-américain ou du plus vieux président de l’histoire des États-Unis.

Dimanche soir, le groupe se rencontrera pour la première fois pour partager ses sujets et pour préparer notre plan de match.

La préparation est de mise

Déjà, je suis en pleins préparatifs : choisir mes sujets de couverture, trouver des contacts à New York, élaborer mes questions, étudier les cartes de la ville et me tenir à jour sur l’évolution de la campagne électorale. Le CIPUF nous a bien avertis : le stage sera difficile si aucune recherche n’est faite au préalable. Cependant, dénicher des contacts et des sujets d’entrevues s’avère plus compliqué que je ne l’aurais espéré. Après plusieurs courriels et appels aux deux partis politiques, je n’ai toujours pas trouvé un contact pour des entrevues avec des partisans démocrates ou républicains. Je commence à penser que les relationnistes de presse ne prennent pas ma demande au sérieux puisque nous sommes un groupe d’étudiants. La frustration s’installe, mais j’essaie de ne pas trop m’en faire. Après tout, le journalisme, c’est d’être capable de travailler avec l’imprévu.

Peut-être le dieu des élections a-t-il entendu mes craintes; au même moment où j’écris ces lignes, quelques entrevues se sont concrétisées par courriel.

Aussi, je tente de faire publier mes textes, autre tâche difficile pour une nouvelle journaliste. Les journaux quotidiens sont plus ou moins intéressés par mes offres; ils ont déjà des journalistes aux États-Unis qui couvrent l’évènement sous tous ses angles. Je me tourne donc vers le web et les journaux étudiants avec un peu plus de succès. J’aurai quelques papiers à produire lors du stage et à mon retour.

Ces préparatifs sont d’autant plus ardus puisque je travaille à temps plein pour un journal local bihebdomadaire. Cependant, cette expérience me permettra de sortir de mon quotidien où mes contacts sont tous établis, et où je connais bien la région et ses enjeux. Partir pour New York sans repères fixes est un peu déstabilisant, certes, mais sera une occasion de tester mes capacités en tant que journaliste.

Un maximum de sujets

Ma liste de sujets à couvrir est peut-être trop longue pour la durée du stage, mais je préfère avoir plus de choix au cas où certaines entrevues tomberaient à l’eau. Je me pencherais sur le possible facteur « Tom Bradley », soit l’influence du racisme dans l’isoloir. Je parlerai du vote des jeunes – pourquoi il est si important et voir sir les jeunes s’intéressent réellement à la politique. Je visiterai Wall Street pour voir la réaction du marché boursier après l’annonce du nouveau président américain. Je prendrai le temps d’assister à deux conférences à l’université Columbia le jour après les élections pour un bilan. Aussi, je voudrais préparer un reportage un peu plus cocasse sur tous les objets frivoles vendus lors de la campagne (comme des poupées Obama ou Palin).

Dans la semaine à venir, vous pourrez lire sur ProjetJ un compte rendu de mon stage, ainsi qu’une analyse de cette expérience.

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