Bilan mitigé de l’expérience « Huis clos
sur le Net », à en croire divers comptes rendus dans le web
francophone. Cinq journalistes se sont volontairement séquestrés dans
une ferme du Périgord pour s’alimenter en informations exclusivement
par l’entremise des médias sociaux. Entre les railleries des «
twitteurs » de la première heure et le scepticisme des puristes des
médias conventionnels, quelles leçons peut-on tirer de l’initiative?


Bilan mitigé de l’expérience « Huis clos sur le Net », à en croire divers comptes rendus dans le web francophone. Cinq journalistes se sont volontairement séquestrés dans une ferme du Périgord pour s’alimenter en informations exclusivement par l’entremise des médias sociaux. Entre les railleries des « twitteurs » de la première heure et le scepticisme des puristes des médias conventionnels, quelles leçons peut-on tirer de l’initiative?

Le huis clos aura certes suscité de l’intérêt (ou produit un « buzz » pour parler marketing) autant chez les médias sociaux que conventionnels. Il ne faudrait pas par ailleurs exagérer le schisme entre les deux mondes, l’univers Twitter étant peuplé en grande partie de journaleux en tous genres…

Les avis des participants semblent aussi partagés : après avoir plongé quelques jours dans cet univers fascinant, ils s’avouent soulagés de revenir à celui plus familier, plus ordonné, des quotidiens papier, des JT et des agences de presse. Les médias sociaux s’avèrent donc pour le journaliste un outil utile, voire incontournable, mais chaotique, diffus, non hiérarchisé. Difficile donc pour un travailleur de l’information de rentabiliser le temps passé à tamiser des milliers de messages non pertinents, dans l’espoir de dénicher une pépite d’information significative… On aura beau trier sur le volet ses « followings » et ses amis Facebook, le problème du rapport bruit-signal demeure la principale limite de l’usage professionnel des médias sociaux.

Comment les intégrer à ses habitudes quotidiennes d’information sans succomber au fétichisme de l’outil, à la sédentarisation extrême du métier? Et dire qu’autrefois, on déconseillait aux jeunes journalistes l’interview téléphonique, moins « parlante » que le face-à-face…

En outre, sur ces réseaux, la pression sociale est forte. Il faut sans cesse être allumé, branché, ludique, spontané, courtois et… disponible 24h/24. On comprend certains journalistes de ne pas vouloir jouer le jeu, pour mieux se consacrer à leur travail et à une vie « hors ligne ».

Quelques liens en vrac :
Cyberpresse
Branchez-vous
Zéro seconde
01net
TF1 (vidéo)
L’Expansion
RTBF
La Voix du Nord

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