Lise Payette, Le Devoir |

Les journalistes sont malmenés ces temps-ci au Québec. Tous ne réagissent pas de la même façon devant les difficultés que vit la profession. Il y a ceux que ça laisse complètement indifférents, car leurs salaires sont élevés, leurs plans de pension blindés et ils attendent tranquillement la retraite dorée qu’ils estiment avoir bien méritée. Et il y a les autres, ceux qui croient dur comme fer qu’ils sont un rouage important de la démocratie telle qu’on la connaît ici et qui estiment qu’ils ne peuvent plus remplir librement leur mission qui consiste, d’abord et avant tout, à bien informer le public.

Il est difficile d’émouvoir le public à notre époque, car il a fini par se désensibiliser pour survivre. Sollicité de toutes parts, ciblé par la publicité, le monde ordinaire n’a pas une vie qui ressemble à un jardin de roses. Pensez aux catastrophes qu’on nous annonce chaque jour, au prix de l’essence qui ne cesse de grimper, au prix du panier d’épicerie, à la difficulté qui correspond au fait d’élever des enfants de nos jours à travers le laisser-aller qui est souvent présenté comme une sorte de liberté, et vous aurez compris que la fermeture de la salle des nouvelles de TQS n’a fait pleurer personne. Et pourtant! La perte d’une source d’information, quelle qu’elle soit, est un deuil pour une société démocratique.

Lise Payette, Le Devoir |

Les journalistes sont malmenés ces temps-ci au Québec. Tous ne réagissent pas de la même façon devant les difficultés que vit la profession. Il y a ceux que ça laisse complètement indifférents, car leurs salaires sont élevés, leurs plans de pension blindés et ils attendent tranquillement la retraite dorée qu’ils estiment avoir bien méritée. Et il y a les autres, ceux qui croient dur comme fer qu’ils sont un rouage important de la démocratie telle qu’on la connaît ici et qui estiment qu’ils ne peuvent plus remplir librement leur mission qui consiste, d’abord et avant tout, à bien informer le public.

Il est difficile d’émouvoir le public à notre époque, car il a fini par se désensibiliser pour survivre. Sollicité de toutes parts, ciblé par la publicité, le monde ordinaire n’a pas une vie qui ressemble à un jardin de roses. Pensez aux catastrophes qu’on nous annonce chaque jour, au prix de l’essence qui ne cesse de grimper, au prix du panier d’épicerie, à la difficulté qui correspond au fait d’élever des enfants de nos jours à travers le laisser-aller qui est souvent présenté comme une sorte de liberté, et vous aurez compris que la fermeture de la salle des nouvelles de TQS n’a fait pleurer personne. Et pourtant! La perte d’une source d’information, quelle qu’elle soit, est un deuil pour une société démocratique.

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