La BBC fait actuellement face à un
procès pour discrimination pour avoir écarté quatre présentatrices
parce qu’elles n’étaient «pas assez jeunes et jolies». Charlotte
Smith, Miriam O’Reilly, Juliet Morris, et Michaela Strachan, qui ont
toutes plus de 40 ans, ont été contraintes d’abandonner leur
émission, Countryfile, lorsqu’elle a été déplacée à
heure de grande écoute.

La BBC fait actuellement face à un
procès pour discrimination pour avoir écarté quatre présentatrices
parce qu’elles n’étaient «pas assez jeunes et jolies». Charlotte
Smith, Miriam O’Reilly, Juliet Morris, et Michaela Strachan, qui ont
toutes plus de 40 ans, ont été contraintes d’abandonner leur
émission, Countryfile, lorsqu’elle a été déplacée à
heure de grande écoute.

«Un membre de l’équipe m’a dit que
bien que je sois capable de faire le travail, je ne passerai pas le
test du prime-time parce que je ne suis pas jeune et jolie»,
a témoigné Charlotte Smith. À 46 ans, elle venait de conclure sa
dixième année dans l’équipe de Contryfile lorsqu’elle a été
mise de côté comme ses trois collègues. Selon elle, la chaîne
souhaitait rajeunir l’image de l’émission et a jugé que c’était
impossible avec l’équipe en place.

Pourtant, pour la journaliste et
animatrice du téléjournal de Radio-Canada, Céline Galipeau, la
dictature de la jeunesse est chose du passé. «Dans le métier que
je fais, il n’y pas si longtemps, les femmes de 40 ans et plus
étaient considérées comme vieilles. Aujourd’hui, je pense que les
gens apprécient cette maturité et qu’on est plus belles aujourd’hui
qu’on l’était à 20 ans», affirme-t-elle dans une entrevue à
Châtelaine
.

Mais sa collègue de TVA, Sophie
Thibault, ne semble pas du même avis. Elle confie au magazine que la beauté est
pour elle «la pire des injustices». «C’est l’aspect que je trouve
lourd dans ce métier. Je préfèrerais de loin écrire ou faire de
la radio, qu’on ne me voit pas et que je sois tranquille avec ma
plume. (…) Quand je vois tout le cas qu’on fait de la beauté des
femmes, ou des hommes, je trouve ça triste.»

Alors, un physique avantageux est-il
indispensable pour réussir à la télévision? Les recruteurs
refusent de l’avouer. Néanmoins, une étude britannique a démontré
en 2007 que les travailleurs peu gâtés par la nature perçoivent
des salaires inférieurs à la moyenne alors que leurs collègues au
physique agréable gagnent plus que la norme.

Le physique d’un(e) animateur(trice) a-t-il une influence sur votre appréciation d’une émission?

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